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Attention aux anciennes forces de rétention et aux « travestis révolutionnaires »
Nos jeunes et la Révolution
Publié dans Le Temps le 02 - 04 - 2011

Une révolution c'est un acte violent qui requiert donc de la force, et cette force ce sont les jeunes qui en sont l'incarnation. Cette condition s'est vérifiée dans tous les grands bouleversements sociaux à travers l'histoire de l'humanité. Ceci dit, notre Révolution ne déroge pas à la règle, elle en est la parfaite illustration. Il s'agit là d'une question d'ordre naturel, la jeunesse s'identifie principalement par sa fougue, par sa ténacité.
De par sa force physique et mentale, elle sert de carburant à tout acte révolutionnaire, elle est la locomotive qui le tire vers l'avant, le propulse loin devant. Comme les propagations d'une onde se formant à la surface de l'eau sont provoquées par une force motrice telle que le jet d'une pierre, la révolution aussi ne peut avoir lieu qu'en présence d'une force, elle en est le corollaire. Cette loi naturelle qui gouverne tous les phénomènes de quelque nature qu'ils soient a eu comme champ d'action notre scène sociale qui s'est enflammée par un feu ravageur incendiant et réduisant en cendres Ali Baba et les principaux acteurs de sa bande de quarante ou plutôt de cent dix voleurs.
L'apothéose
Certes, nos jeunes ont mené le mouvement en variant et en multipliant les actes héroïques qui ont abouti à la décapitation du régime décadent, leur bravoure, leur détermination et les sacrifices qu'ils ont consentis sont indéniables, ils méritent toute notre reconnaissance et toute notre admiration. Toutefois, ces prouesses ne doivent en aucune manière occulter le mérite des autres, les adultes et les vieux, eux aussi ont largement contribué à la révolution, ont apporté leurs pierres à l'édifice. Une société ne fonctionne jamais avec une seule de ses composantes, elle est un tout indissociable, un ensemble compact dont aucun des éléments n'aurait d'existence en dehors du groupe. Une révolution ne tombe pas du ciel, elle est toujours l'aboutissement d'un processus évolutif. A aucun moment de son histoire, notre société n'a cessé de bouger, elle était en ébullition permanente. En témoignent la grève générale du 26 janvier 1978, les émeutes du pain du 3 janvier 1984 et celles du bassin minier de Redeyef de 2008 pour ne citer que les événements les plus marquants. Lors de ces révolutions avortées, plusieurs militants ont payé de leur vie, d'autres ont connu la prison et les sévices, et d'autres encore ont perdu leur travail et leurs études, c'est-à-dire leur dignité. L'ancienne génération a payé chèrement sa lutte contre la dictature, les communistes les premiers, les islamistes les seconds. Cette procession de victimes constitue le socle sur lequel repose notre Révolution. En d'autres termes, le présent est enfanté par le passé et celui-ci n'a pu prendre forme et donner ses fruits que dans l'enceinte du premier, les deux époques sont intimement reliées, l'une n'acquiert de valeur qu'en se conjuguant avec l'autre, c'est la loi de la dialectique historique. L'apport de l'ancienne génération à la Révolution n'est pas seulement historique mais également actuel en ce sens qu'elle en était l'un des protagonistes. Elle s'était embrasée dès la première heure par l'ardeur juvénile et a rejoint les rangs des jeunes révolutionnaires qui ont allumé l'étincelle de la lutte pour la liberté et la dignité. Baptiser la Révolution de Révolution des Jeunes c'est l'annihiler tout à fait, puisqu'une frange de la société ne peut réaliser à elle seule une révolution, dans ce cas, il faudrait plutôt parler de soulèvement. On le répète encore une fois une révolution ne peut avoir lieu que si et seulement si c'est la majorité des opprimés qui y participent, elle est donc forcément populaire et non pas sectaire.
Le dénigrement
Personne ne peut nier l'apport des structures syndicales, des avocats et de la société civile dans son ensemble dans l'action guidée par les jeunes, leur encadrement et leur assistance aussi bien matérielle que morale, qui ne sont pas à démontrer, ont été déterminants dans l'orientation du mouvement et dans le succès qu'il a connu. Des voix douteuses, très douteuses se sont élevées dans les quatre coins du pays pour dénigrer l'UGTT et minimiser ses efforts commettant ainsi un amalgame prémédité et malintentionné confondant direction et militants.
Ces accusations gratuites dévoilent les intentions de leurs auteurs, leur projet malveillant. Ils manipulent les jeunes et les montent contre leurs aînés essayant de provoquer par là un conflit de générations. Ces manipulateurs qui n'ont participé à la Révolution ni de près ni de loin et dont certains ont été des collaborateurs du régime criminel déchu veulent mettre les militants sur la même distance qu'eux par rapport aux jeunes. Leurs manigances visent également les partis politiques de l'opposition, la vraie. Ils ne cessent de discréditer ces derniers prétendant qu'ils n'ont joué aucun rôle et ne doivent par conséquent en assumer aucun occultant délibérément l'apport de leurs partisans et passant sous silence les particularités de la conjoncture passée où sévissait la répression qui obligeait les partis à travailler dans la clandestinité les empêchant ainsi de se mêler aux masses et d'avoir une assise populaire. Cette campagne hostile contre les partis politiques radicaux est menée principalement par les partis de décor de l'ère sanguinaire, les résidus du RCD et les opportunistes qui veulent détourner les jeunes de leurs revendications essentielles en créant un conflit au niveau de l'appropriation de la Révolution.
La politique sans politique
C'est un honneur et un bonheur pour nous que ceux qui se sont sacrifiés aient vu leurs efforts couronnés, le succès de ces jeunes qu'on croyait marginalisés est une fierté pour nous, leur gloire a fait tâche d'huile dans l'ensemble du monde arabe. Ces politiques, qui veulent se faire une nouvelle virginité, tentent d'éloigner les jeunes de la politique, la leur représenter comme un ogre menaçant de dévorer « leur » révolution, ils essayent de les persuader qu'ils sont capables de mener la barque avec les moyens du bord et sans gouvernail, de faire de la politique sans moyens politiques. Par ces foutaises, ils complotent contre ces derniers et font preuve d'une grande niaiserie, nos théoriciens oublient la maxime qui dit que « les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde et les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques». Les jeunes ne sont pas dissociés de la réalité, ils regardent les difficultés dans lesquelles sont noyés leurs parents : traites bancaires, crédit habitat, loyer, dépenses quotidiennes..., les étudiants parmi eux sont confrontés aux problèmes de bourse, de chômage, ils sont victimes des accointances et des pots de vin, et sur le plan politique, ils se représentaient bien la situation, la nature répressive du régime ne leur échappait pas, ils gardent toujours en mémoire l'assassinat de l'un des leurs Nabil Barakati qui était mort sous la torture et il n'était pas bien évidemment le seul à avoir connu ce sort tragique. Les jeunes ne sont pas dépolitisés parce qu'ils lisent moins que leurs prédécesseurs comme le prétendent certains, ils puisent leur savoir dans d'autres moyens plus sophistiqués inventés par la nouvelle technologie, ils suivent le mouvement de l'évolution de l'histoire et s'adaptent à la réalité de leur époque : les anciennes révolutions ont été réalisées par des livres, celle de Khomeiny par des cassettes et la nôtre par l'Internet.
Travaillons de concert !
Ces semeurs de troubles dont le projet est d'étouffer la Révolution en l'orientant vers un sentier fangeux oublient ou feignent d'oublier qu'à ce stade de la Révolution, c'est aux forces politiques de diriger, de tenir les rênes pour mettre en place les institutions de l'Etat démocratique tant souhaité et auquel on aspire. Pour réaliser cette tâche très délicate, le pays a besoin de toutes ses compétences patriotes qu'elles soient jeunes, adultes ou vieilles. Quel que soit leur âge, des prosélytes ne doivent pas s'immiscer dans le giron politique, car tout simplement ils n'ont pas la carrure comme c'est le cas du jeune facebooker nommé Secrétaire d'Etat. Il est un comparse, à travers lui, on veut faire croire aux jeunes qu'ils sont représentés au sein du gouvernement. On n'est pas non plus pour que des vétérans soient des protecteurs ou des porte-parole de leurs cadets. Donc, non à la tutelle ! Non à l'exclusion ! Conjuguons nos efforts pour le bien de notre pays chéri ! Notre Révolution a besoin de l'apport de tous les révolutionnaires, protégeons-la !


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