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Pouvoir, autorité et liberté... en filigrane
Ouverture du festival d'Hammamet : « Sous le signe du dinosaure » de Abdelwahab Jemli
Publié dans Le Temps le 08 - 07 - 2011

Ça chante, ça danse et ça joue du théâtre. Le théâtre se fait d'abord sensitif et émotionnel, il flirte avec la poésie, le rêve, le monde du jeu. Abdelwaheb Jemli qui a écrit et mis en scène la pièce avec sa Compagnie « Law Essahria », a choisi de nous raconter l'histoire de deux aveugles, un musicien et un fonctionnaire , Youssef et Jaâfar, campés respectivement par Abdelmonêm Chwayat et Taoufik Ayeb, qui se partagent une chambre dans un centre pour non-voyants.
L'idée de monter « sous le signe de dinosaure » vient du désir de Jemli de mettre en valeur des thèmes actuels comme le pouvoir, l'autorité, la liberté, la fatalité et la soumission. La pièce écrite en 1998 traduit encore certaines références politiques et idéologiques actuelles. L'auteur a puisé sa matière dans le quotidien et l'explore dans un style concis et percutant.. Loin d'être un spectacle sans saveur, c'est une rencontre heureuse du théâtre, de la musique et de la danse. Dans cette pièce, les mots s'entremêlent et rivalisent pour nous introduire dans cet univers sombre où deux individus s'unissent puis s'abattent. Il s'agit d'un spectacle qui se veut un diagnostic du monde où nous vivons, un monde aveugle soumis et enchaîné. Abdelmonêm Chwayat et Taoufik Ayeb, ont su aller jusqu'au bout de leurs idées, de leur esprit critique, contre l'ordre établi, contre l'état d'esprit caduque de notre époque… au prix de la liberté.
Les êtres humains vivent le temps de l'autisme. Ils ne sont pas malades en eux-mêmes. Ils sont malades dans leurs relations impossibles avec les autres êtres. Il s'agit de créer des rencontres libres, pour chercher en allant le plus loin possible ensemble vers l'essentiel. La pièce nous montre deux êtres passeurs d'idées et d'interrogations qui luttent contre vents et marées contre le despotisme, la précarité du pouvoir. Jemli recourt parfois au symbolisme, à défaut de pouvoir pointer directement du doigt les problèmes... C'est pourquoi, on entend toujours ces voix qui luttent pour le retour au réel. Youssef refuse l'ordre établi. Il casse les barrières et entre en conflit avec Jaafar. De là, la pièce essaie de mettre l'accent sur ce blocage de toute cette société qui se perd dans un labyrinthe sans issue . Jaafar ignore Youssef . Mais ce dernier retrouve ses repères et la vérité éclate. La pièce prend fin avec ce conflit sans issue. Dans cette création, tout repose sur les acteurs qui ont recours aux dimensions corporelle et vocale afin de donner à la pièce toute l'amplitude qu'elle exige. Jemli, inspiré du théâtre oriental, a voulu donner une nouvelle perspective à son écriture. Cette pièce est à la fois une tragédie et une comédie. La pureté de sa forme réside dans la narration. La pièce ne cherche pas le regard naturaliste, mais à parvenir au spectateur par la précision du jeu et de la voix de deux acteurs. Elle retrace le face à face de deux êtres avec leurs angoisses, leurs soucis et leur manière de penser et à dénoncer cette société aveuglée. Le chant, la musique, la danse, le texte y sont liés. Les deux acteurs adoptent la possibilité de se déplacer librement sur scène dans l'espace et le temps juste à l'aide d'un geste ou d'un mot, comme dans l'opéra chinois, sans chercher à représenter la réalité, mais plutôt à souligner la théâtralité. L'auteur a réussi ainsi son pari et le public présent, a été ébloui par ce nouveau théâtre à l'ère de la Révolution


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