Tunisair : Perturbations des vols vers Paris le 7 janvier    Tunisie – vignette automobile 2026 : Comment payer en ligne ?    Comment regarder le Supercoupe d'Espagne?! Détails sur la chaîne en direct    Hausse notable des cas de grippe saisonnière    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Epson: Innovation, stratégie globale et avenir de l'impression durable    Yassir en liquidation en France : quand l'Europe freine les ambitions des start-up nord-africaines    Pluies record en Tunisie : Korba et Aïn Draham sous les précipitations    La Tunisie, premier investisseur africain en France, en nombre de projets    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Eau en Tunisie : 159 alertes citoyennes en décembre, Sfax et Gafsa en tête    Huile d'olive : prix garanti à 10,200 Dinars/kg pour tous    Moez Hassen signe au Red Star pour la Ligue 2    Algérie – RDC : diffusion et chaînes pour suivre le match en direct    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    LEGO Smart Play : La brique intelligente ou Smart Brick qui révolutionne le jeu au CES 2026    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    Météo en Tunisie : Pluies éparses sur les régions du nord    Logement étudiant à tunis : focus sur les projets du quartier universitaire ras tabia    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    Kaïs Saïed réaffirme le rôle clé des médias publics et la liberté de la presse en Tunisie    Investir en Tunisie: une nouvelle donne    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Film Belles de Nuit de Khedija Lemkecher : le chant des sirènes qui relate le mirage de la migration    SOS Villages d'Enfants Tunisie : plus de 8700 personnes ont bénéficié des services de l'association en 2025    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    Examen civique en Europe : ce que les Tunisiens doivent savoir sur les nouvelles règles    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Chaos dans le ciel grec : tous les vols suspendus    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La deuxième République et les droits de la femme
Chronique juridique
Publié dans Le Temps le 07 - 12 - 2011

Par Ahmed NEMLAGHI - Un projet de constitution est en cours d'élaboration par un comité d'experts, présidé par le professeur de droit public Yadh Ben Achour, et où sont consacrés les principes garantissant les droits de l'Homme en général, et parmi lesquelles, celui de l'égalité homme/femme est remis sur le tapis.
Il est vrai que cette question n'a cessé de préoccuper toutes les parties prenantes dans toutes les sociétés dites de droits, c'est-à-dire où il existe des lois régissant les rapports entres les hommes et les femmes. Il ne s'agit pas en effet, de faire de la ségrégation en consacrant des lois spécifiques aux femmes et d'autres spécifiques aux hommes, mais préserver la place de la femme dans la société en tant qu'élément ayant un rôle déterminé, sans retomber dans une contrepartie où la femme sera favorisée en ayant des priorités sur l'homme ou à son détriment.
Qu'entend-on par égalité femme/homme ?
La réponse à cette question doit être nuancée, car il importe de la considérer par rapport aux différents rôles que joue la femme dans la société. La femme est mère, épouse, fille sœur, collègue de travail, et membre actif dans les différents secteurs économiques et sociaux.
Jadis, dans les sociétés arabo-musulmanes en général, la femme était quelque peu défavorisée, voire reléguée à des rôles subalternes par rapport à l'homme. Cela était dû d'une part à une mentalité ancestrale qui considérait que la femme était une source d'ennui, et d'opprobre. D'autre part cette idée était fondée sur la mauvaise interprétation de la religion, et notamment les versets coraniques consacrée à la femme. Sachant que l'interprétation objective de ces sourates ne laisse apparaître aucune discrimination par rapport à l'homme, lequel est tenu de la protéger en tant qu'épouse, et de lui vouer estime et respect.
Les deux autres problèmes par lesquels la femme a longtemps souffert, concernent le voile et la liberté de travail.
Or à travers les versets coraniques, on ne décèle nulle part que le voile est dans le but de cloîtrer la femme et de l'isoler du monde extérieur, surtout par ce sorte de déguisement qu'est le Nikab, et qui n'est cité dans aucun verset . A ce propos, l'éminent Uléma, réputé pour son œuvre d'exégèse du Coran « Attahrir Wattanouir » le Cheikh Mohamed Tahar Ben Achour, affirme que le Jilbab étant une tenue spécifique à une région de l'Arabie ancienne, n'est pas imposable aux sociétés qui ne l'ont jamais connu. Par analogie, ce même raisonnement pourra être tenu pour le Nikab, qui ne fait pas partie de nos traditions vestimentaires. Le verset imposant aux femmes du Prophète Mohamed de rabattre les cols de leurs chemisiers sur leurs poitrines, était dans un souci de protection et non d'exclusion ou de discrimination.
Il s'agit donc de préserver les droits de la femme, dans tous les rôles qu'elle peut avoir dans la société, tout en préservant également, la place qu'elle doit avoir à côté de l'homme. Elle lui est complémentaire, et elle doit pour ce faire, se démarquer de lui par ses spécificités, dont sa féminité, à laquelle elle ne doit en aucun cas renoncer.
Il faut que cela soit expressément consacré par tout un chapitre où seront évoqués les points suivants :
Droit de la famille
Le Code du Statut Personnel règlementant les rapports des époux, avant, pendant et après le mariage est un document précieux qui a été le fruit de toute une étude faite par les théologiens et les juristes de l'époque, c'est-à-dire à l'aube de l'indépendance, que Bourguiba, alors encore premier ministre, a exhorté afin d'ériger une législation où les droits des époux seront protégés équitablement.
Les droits des époux doivent être consacrés dans la nouvelle constitution de manière à assurer un équilibre familial et lui éviter l'effritement le déclin par la négligence des droits de la famille et également ceux des enfants.
Il est peut-être souhaitable que certains points du code soit revisités, en vue de les remodeler, dans un souci de mieux préserver l'équilibre familial, en ajustant les droits de l'épouse avec ceux du mari, et ce, en fonction de l'évolution des conditions de la société. Sachant que la Chariâa peut évoluer, tout en respectant les principes fondamentaux de la religion qui sont intangibles.
Droit de l'enfant :
Les droits de l'enfance doivent être également consacrés par la nouvelle constitution.
Parmi ces droits, celui d'avoir une nationalité et un nom même s'il est de père inconnu.
Cela nous ramène à parler des mères célibataires qui se battent pour préserver leurs droits et ceux de leurs enfants.
Il en va en effet de la liberté de la femme de choisir son statut et de ne pas être obligée d'indiquer le nom du père de l'enfant qu'elle a mis au monde et qui doit avoir les mêmes droits que tous les autres enfants.
Hafedh Ibrahim précité, ne s'est-il pas exclamé dans l'un de ses nombreux écrits en faveur de l'émancipation de la femme musulmane : « La mère est en elle-même une école, et bien la préparer contribue à préparer un peuple bien né. »
azizaw


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.