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Richement pauvre
Reportage: CJD met le cap sur Sidi Bouzid
Publié dans Le Temps le 04 - 04 - 2012

• Avantages comparatifs inestimables et pourtant sous-évalués
Reportage de Melek LAKDAR - Sous le thème : «Gouvernorat de Kasserine : Les avantages comparatifs naturels, sources de développement économique et social», le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants d'Entreprise) a mis le cap sur la ville de Kasserine, samedi dernier, le 31 mars 2012.
Gouvernorat de Kasserine" ,Time for action" !
Dans la perspective de redynamiser le travail des bureaux régionaux du CJD et de promouvoir le développement économique et social de la ville, CJD Kasserine et CJD Sousse, avec la participation de Konrad Adenauer Stiftung, ont organisé une journée de partenariats visant à faire découvrir les avantages durables de la région.
Insérée dans le plan d'action 2011-2013, la journée Kasserine a mis en exergue les points forts stratégiques de la région et qui contribueront à la promotion de l'économie durable. Il est à rappeler que ledit séminaire vient après que les deux bureaux du CJD (Kasserine et Sousse) avec la participation de l'UTICA, aient organisé durant deux mois des réunions et des débats entre des chefs d'entreprises de la zone côtière et les jeunes kasserinois.
Avantages comparatifs inestimables
Possédant 30% des richesses archéologiques tunisiennes, le sommet le plus haut de la Tunisie (Chaambi) et la seconde usine de cellulose dans le monde grâce à la Halfa, Kasserine a à son actif plusieurs atouts qui, une fois combinés, redresseraient la ville sur le plan économique, archéologique, écologique et touristique. D'ailleurs, l'une des visées de cette journée est d'en faire «un produit touristique à caractère écologique-archéologique".
Quant à la manière de procéder, elle est simple et efficace. Instaurer la culture du tourisme écologique chez les jeunes (on vise tous les établissements universitaires et scolaires) avec la participation des agences de voyages en organisant des sorties, des randonnées et des visites aux champs de Halfa (démonstration de sa cueillette et visite de l'usine de la cellulose pour découvrir la production du papier noble à partir de cette plante), des sites archéologiques et de la montagne de Chaambi.
Cela reviendrait à dire que plusieurs commerces se développeront autour de ces projets. On parle entre autres de la promotion de l'artisanat régional à base de Halfa ; la floraison des hôtels de charme et des maisons d'hôtes, etc.…

Sadri Ben Ahmed, CJD Sousse " :Un système libéral basé sur l'équité sociale"
Le Temps : Pourriez-vous présenter le CJD à nos lecteurs?
Sadri Ben Ahmed : Nous sommes un centre qui réunit les jeunes dirigeants d'entreprises et travaillant pour l'instauration d'une économie libérale responsable. Nous sommes parrainés par l'UTICA et avons 13 centres répartis sur tout le territoire tunisien. On est un rassemblement de jeunes hommes et de femmes d'affaires et on n'est pas syndicalisés. Au sein du CJD, on ne se focalise pas sur un secteur spécifique. Notre visée est, tout simplement, de promouvoir un système économique libéral et responsable qui se base sur l'équité sociale. Quand je dis développement responsable, j'entends par là, travailler sur le développement durable qui est responsable envers le personnel, la patrie et l'environnement.
Quelle stratégie adopte le CJD pour la promotion du développement économique régional ?
On travaille dans le cadre des commissions et on part d'un thème précis. D'ailleurs, nous accordons la primauté au développement régional du point de vue du privé. Certes, l'Etat fait de grands efforts pour rééquilibrer le tissu économique entre les régions. Il n'en demeure pas moins que c'est en-deçà des demandes et des besoins ; cela prendra une dizaine, voire une vingtaine d'années pour que cela florisse ! En fait, notre stratégie est de rompre avec cette stratégie économique régionale archaïque qui se base sur trois axes, nord, sud et la côte. Le CJD travaille sur des axes horizontaux. On a créé un pôle Centre qui englobe Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan, Kasserine et bientôt Sidi Bouzid. Ce pôle permettra un échange au long terme entre les hommes et les femmes d'affaires de toutes ces régions avec les compétences intellectuelles des jeunes diplômés dans les villes marginalisées. Ces actions visent à ce que les investisseurs des zones côtières aillent à la rencontre des jeunes, entendent leurs attentes, étudier les différentes possibilités de partenariats, avec pour chaque région, ses spécificités et ses avantages comparatifs durables. Dans le cas de Kasserine, trois points forts ont été détectés.
En parlant de cette journée du samedi à Kasserine, qu'est-ce qui a fait que vous choisissiez ce gouvernorat plutôt qu'un autre ? Quel bilan avez-vous pu établir ?
La journée du samedi à Kasserine est le résultat de deux mois d'échanges et de dialogues entre les CJD de Sousse et de Tunis, plusieurs représentants de l'UTICA et les hommes d'affaires et les jeunes kasserinois. Nous avons tenu plusieurs réunions avant d'organiser cette journée. Notre plan d'action est de mettre en valeur les avantages comparatifs durables de Kasserine. Chose qu'ignorent les Tunisiens, c'est que ce gouvernorat possède la seconde usine de papier à base de Halfa dans le monde, après les Etats-Unis. Axer sur le développement d'une agriculture durable ne pourrait que booster le développement de la région. Kasserine est aussi 30% des sites archéologiques tunisiens. Un tourisme culturel est aussi un excellent allié de promotion économique. Si l'on rajoute à tout cela, le plus haut sommet de la Tunisie, la montagne Chaambi, une richesse qui pourrait promouvoir le tourisme écologique et exhorter à la naissance de tout un secteur (petits commerces, maisons de hôtes, tours des sites et de la montagne en quads, cultiver la culture de l'équitation), et la liste est encore longue ! Nous misons, notamment, sur l'industrie agricole. Effectivement, Sbeitla, à peine 30 km de Kasserine, possède une des meilleures pommes de la Tunisie. On est en train de sensibiliser les investisseurs et les agriculteurs de la région à promouvoir les compotes et les confitures des pommes.
Concrètement et au terme de cette journée à la ville de Kasserine, quel est le bilan final ?
Concrètement, CJD Kasserine et tous les participants se sont mis d'accord sur un projet à plusieurs valeurs, écologiques, économiques, touristiques et culturels. Grâce aux avantages comparatifs durables de Kasserine, nous allons lancer une entreprise des jeunes du CJD Kasserine pour promouvoir le circuit chez les écoliers. Nous travaillons à travers une convention avec trois ministères, le ministère de l'Enseignement, le ministère de l'Agriculture, le ministère du développement régional et l'INP (Institut National du Patrimoine). Nous avons 2 millions d'élèves en Tunisie et au lieu de miser sur le touriste allemand très exigeant, pourquoi ne pas miser plutôt sur nos enfants ? On leur apprendra à mieux connaître leur pays, leur patrimoine archéologique (les sites de Hidra et de Sbeitla) et agricole. On leur apprendra le culte de l'environnement, le respect de la nature (visite du Chaambi) et la découverte de la botanique (Halfa et sa production). Ces voyages organisés avec les écoles et le ministère de l'Enseignement aideront à la promotion de plusieurs commerces au long terme, tels que les maisons d'hôtes, les circuits écologiques et touristiques.
Abolir les embuches régionalistes et promouvoir la synergie entre les régions. Sur quels critères se base le CJD pour cibler les régions et quelle est votre prochaine destination ?
Le CJD a pour principe d'encourager les compétences juvéniles en matière de développement et de business, à condition que cela soit respectueux envers l'environnement et que cela soit durable. On tient à ce que cette complicité nouvellement née entre les villes côtières et le centre de la Tunisie soit effective et riche. Les partenariats entre les jeunes hommes d'affaires, les chefs d'entreprise des zones côtières avec les jeunes kasserinois aideront à mieux promouvoir le développement. L'échange du savoir, des expériences, des stratégies d'entreprise présentera un busines model aux futurs jeunes dirigeants d'entreprises kasserinois. Quant à notre prochaine destination c'est le gouvernorat de Séliana. On se basera sur le même plan de travail, à savoir les avantages comparatifs naturels comme meilleurs alliés des sources de développement économique et social. A Séliana, on prévoit déjà de les encourager à développer l'industrie agricole des cerises, pourquoi pas un festival des cerises et des compotes En ce qui concerne les critères des villes ciblées, il n'en y a pas, si ce n'est le fait que se soit des villes longtemps marginalisées sur le plan économique et social.


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