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Bilan mitigé
48ème session du Festival de Carthage
Publié dans Le Temps le 28 - 08 - 2012

Le rideau est tombé sur la 48ème session du Festival International de Carthage.
Cette édition, qui a suscité beaucoup de controverses avant même que le coup d'envoi ne soit donné et qui a failli être boycotté par les différents syndicats de musiciens et de chanteurs tunisiens, était pourtant riche en spectacles et en concerts, mais qui n'étaient pas tous convaincants et réussis, du moins publiquement, sinon artistiquement. Même les quatre spectacles accordés plus tard à des artistes tunisiens, ayant souvent exprimé leur désir d'être présents dans la programmation du Festival de Carthage, à l'instar des chanteurs arabes, n'étaient pas, à vrai dire, à la hauteur des objectifs escomptés des organisateurs et passaient en deçà des attentes du public qui, d'ailleurs, n'était pas nombreux lors de ces spectacles qui furent l'objet de plusieurs critiques et de commentaires assez durs.
Certes, les avis des spectateurs ayant fréquenté les différents spectacles sont mitigés, mais ils sont unanimes à dire que les grands concerts d'artistes de renom (Orchestre Symphonique de Rome, Les 100 violons tziganes, Marcel Khalifa, Ballet Boléro de Ravel, Alpha Blondy, Nacir Chemma...) étaient des réussites dont les organisateurs peuvent se flatter, mais plusieurs autres soirées n'étaient que des échecs cuisants, notamment celles animées par des artistes tunisiens. En effet, Ridha Chmak et son spectacle « Chansons de la vie » n'a drainé que quelques centaines de mélomanes, malgré la bonne qualité de sa musique ! Le spectacle consacré à la chanson liturgique de Houcine Ameur (ex El Ifrit) n'a suscité l'intérêt que d'une poignée de spectateurs. Fayçal et Lamia Riahi, formant un duo tunisien inséparable, ont essuyé un échec total lors de leur concert auquel assistaient quelques dizaines de spectateurs.
Quant à Habbouba, ce grand représentant de la musique populaire en Tunisie, n'a pas su drainer un important public comme il en avait l'habitude de faire à chaque concert. C'est que les artistes tunisiens, malgré toutes leurs bonnes volontés de promouvoir leurs musiques et leurs productions en matière de chansons, n'arrivent pas à attirer l'attention d'un large public chaque fois qu'ils se produisent à Carthage ! L'essentiel est de participer, nous diront-ils ! Certes, mais le public tunisien est trop exigeant et demande l'excellence, voire la perfection ! Certains imputent ce manque flagrant du public à l'absence ou l'insuffisance de publicité, accusant le ministère de tutelle de ne pas faire assez de propagande pour leurs concerts respectifs, comme il est le cas pour les chanteurs arabes ou étrangers !
Cependant, le passage de Mika pour la première fois à Carthage, a permis aux organisateurs du festival de drainer un public de fans de ce genre musical, pour la plupart des jeunes. Le show de l'ouverture était également réussi. Celui de Debbouze s'est déroulé à guichets fermés. Certains spectacles animés par des chanteurs arabes ont sauvé la face (Kadhem Essaher, Najoua Karam et Ragheb Alama), alors que d'autres furent un échec, comme celui de Assala Nasri qui a chanté devant seulement deux mille spectateurs dans un espace qui en comporterait aisément dix mille, ne laissant que de vives déceptions auprès des assistants.

Financièrement, le Festival de Carthage est indiscutablement déficitaire. Mais la culture ne s'évalue pas en termes d'argent, l'objectif essentiel du festival étant de cultiver et de divertir les gens, grâce à l'ouverture sur d'autres cultures musicales et d'autres civilisations du monde ! C'est là le seul mérite de ce festival international qui a vu se produire, durant les 48 sessions précédentes, des milliers d'artistes provenant des quatre coins du monde qui ont donné des concerts mémorables et qui ont atteint une renommée mondiale grâce à leur passage sur les planches de l'amphithéâtre romain. Quant à la programmation de chanteurs tunisiens au Festival de Carthage, elle est à revoir, sans complaisance ni faveur, surtout que durant cette dernière édition, les artistes tunisiens invités n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes, ayant joué devant une poignée de spectateurs. Et c'est regrettable !


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