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Naissance d'un nouveau parti social et démocrate
Vie politique
Publié dans Le Temps le 08 - 11 - 2012

«Nous voulons être une force qui temporise et qui appelle à la sagesse», déclare Mehdi Ben Gharbia
Farhat Rajhi, intègrera prochainement le parti
«Le projet de loi sur l'ISIE est correct»

L'heure est aux coalitions et à la formation des blocs. C'est dans cet esprit que la frange réformatrice au sein de l'ex-parti démocratique et progressiste (PDP) et d'autres composantes ont décidé de créer un nouveau parti politique dénommé « L'Alliance Démocratique ».
Quelle est sa philosophie ? Où se situe-t-il sur l'échiquier politique ? Quel est au juste le poids et l'envergure dont il pourrait se prévaloir ?

Plusieurs figures composent ce nouveau parti, dont Mohamed Hamdi, président du groupe démocrate au sein de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) et un des militants de l'ex- Parti Démocratique et Progressiste (PDP) qui s'étaient démarqués du processus d'unification qui était à l'origine de la création du Parti Républicain (PR). Ils avaient formé un groupe contestataire dénommé aile réformatrice du PDP. Plusieurs membres de la Constituante comme Mahmoud Baroudi et Mehdi Ben Gharbia intègrent le nouveau parti. A côté des réformistes du PDP, on y retrouve le Parti de la Réforme et du Développement, dirigé par Mohamed Goumani et plusieurs personnalités indépendants comme Mokhtar Jellali, ancien ministre de l'Agriculture sous le Gouvernement post-Révolution. Farhat Rajhi, ancien ministre de l'Intérieur, actuellement magistrat compte rejoindre les rangs de ce parti, dès qu'il sortira à la retraite, très prochainement. Hédi Ben Salah, président du Conseil de l'Ordre des Ingénieurs est aussi de la partie.

Où se positionne ce parti au sein de l'échiquier politique actuel ? A cette question, Mehdi Ben Gharbia, un des fondateurs de ce parti, déclare au Temps, qu'il s'agit d'un « parti social-démocrate qui se situe au milieu de la carte politique, dans une logique de refus de bipolarisation qui met en danger la paix civile ». Il considère que la stabilité est nécessaire pour réussir les prochaines élections. D'ailleurs, Mehdi Ben Gharbia rappelle que s'il n'y a pas de solutions aux problèmes de l'emploi, on ne peut prétendre parler de grandes avancées. « Le nouveau parti prône le dialogue avec tous les autres, car il est contre toute exclusion de quelque nature qu'elle soit. Nous n'avons d'animosité envers quiconque. Nous voulons être une force qui raisonne temporise et appelle à la sagesse, et ne pas se confondre en surenchères et en discours d'exclusion qui ne servent ni le pouvoir, ni l'opposition », dit-il.

Etant un parti démocrate, il défend les libertés fondamentales. « Nous sommes un mouvement de jeunes quadras. Nous sommes très sensibles à ceux qui se sont sacrifiés le 14 janvier, pour l'emploi et la dignité », dit notre interlocuteur.

Défendant le dialogue avec tout le monde, ce parti tient à « n'être la satellite de personne ». Le discours négativiste ne fait pas avancer les choses. « Notre positionnement est dans l'opposition. Nous restons dans le bloc démocratique au sein de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) », précise Mehdi Ben Gharbia.

Concernant le projet de loi créant l'Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE) soumis aux débats au sein de l'ANC, Mehdi Ben Gharbia, dira « je suis positif. La version présentée assure à 90% les aspirations de l'opposition et de la société civile. La représentation des corps de métier est une bonne chose. Le vote aux trois-quarts des membres de la commission de sélection et à deux-tiers en plénière de l'ANC, permet d'obtenir le consensus. La sélection de 27 candidats par la commission sur la base de la majorité de trois-quarts est une bonne chose. Même si en plénière, le troisième round peut être fait sur la base de la majorité absolue, cela ne diminue pas la valeur du consensus. L'essentiel est que le Gouvernement a retiré son premier projet. Globalement, je pense que le projet avancé est correct ».

Est-ce suffisant pour garantir des élections transparentes et acceptées par tous?

A cette question, la réponse de Mehdi Ben Gharbia est sans équivoque : « Non. Il faut qu'il y ait une instance supérieure indépendante de la magistrature, pour garantir une justice indépendante. De même, le secteur de l'information doit être autorégulé. Ses problèmes seront résolus par la mise en application des décrets 115 et 116 ».

Concernant les milices, il dira « le seul garant de la Révolution, ne peuvent être les milices mais indubitablement les institutions ».

Formé de militants déjà connus sur la scène politique, ce nouveau parti réussira-t-il à s'imposer, comme une troisième voie ?

D'autres partis se réclament de cette troisième voie, comment l'électeur va-t-il les distinguer ?

Les prochains mois nous éclaireront davantage.


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