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Les apôtres de la Renaissance islamique en Tunisie ont tout leur temps
La politique de la diversion élevée en Beaux Arts
Publié dans Le Temps le 03 - 02 - 2013

Et l'opposition se perd en sondages et polémiques oiseuses
Les Nahdhaouis et leurs alliés de la Troïka n'ont pas tort en considérant le Gouvernement qu'ils ont formé comme « le plus fort dans l'Histoire » ! En matière de performances exceptionnelles, ils ont réalisé plusieurs prodiges dont principalement celui d'ériger la procrastination, l'atermoiement et la diversion en Beaux-Arts !
Aucune formation gouvernementale n'a fait pareil par le passé : non pas que les ministres d'autrefois aient été plus scrupuleux en s'attaquant de front aux problèmes, en tenant leurs promesses et en exécutant à terme leurs projets respectifs. Du temps de Bourguiba et de Ben Ali, on mentait à tout vent mais les contrevérités passaient très mal et par la force des brutes. Aujourd'hui, le pari ce n'est guère d'arrêter de tromper le peuple, (on n'est pas fou pour renoncer à une arme aussi essentielle dans les combats politiques), mais de s'illustrer dans l'art de le faire mariner et de disperser son attention. Il faut bien briller dans un domaine quelconque, à défaut de se distinguer dans la « réalisation des objectifs de la Révolution ». La gageure serait même d'imposer la procrastination, les atermoiements, les promesses jamais tenues et les renvois répétés à la Saint-Glin Glin, comme les objectifs prioritaires de la Révolution tunisienne ! C'est presque chose faite maintenant !
Les interminables feuilletons
Il suffit de compter les projets confiés à la Troïka et dont la concrétisation est chaque jour différée au lendemain (aux longs demains! Aux lents demains !) : En effet, où en est-on dans la « confection » du Destour ? Qu'attend-on encore pour asseoir la justice transitionnelle ? Pourquoi tarde-t-on toujours à créer les instances indépendantes pour les élections et pour la réforme de l'Information ? Et le nouveau Code électoral ? Et la résorption du chômage ? Et le développement régional ? Toujours pas de liste noire des journalistes infâmes ? Toujours ce projet de loi brandi pour « immuniser » la Révolution ? Toujours pas de remaniement ministériel ? Toujours pas de résultats dans l'enquête sur les violences du 9 avril 2012 ! La commission sur l'agression du 4 décembre dernier contre l'UGTT y va elle aussi de ses atermoiements et de ses ajournements ! D'ailleurs, on n'en parle plus, même pas du côté de la Place Mohamed Ali ! Quant au dossier du « meurtre » de Lotfi Nagdh, cela fait presque une année qu'il est examiné et réexaminé sans que le verdict en soit définitivement prononcé ! La liste de ces « feuilletons interminables » est elle-même sans fin !
Des dons d'artistes !
N'est-ce pas un don d'artiste que cette exceptionnelle énergie dépensée dans la prolongation indéfinie du provisoire ! Ennahdha est un parti d'esthètes à ce niveau ! Ses hommes sont capables d'étirer un ruban de 20 centimètres pour en faire un rouleau de 20 à 100 kilomètres. Voilà leur « miracle » à ces apôtres de la Renaissance islamique ! Ils en ont d'autres dans leur sac : par exemple, celui de créer une troïka de... cinq ou six ou même de trente partis ! Ou encore cette spécialité dont ils ont seuls le secret : sortir à chaque nouvelle impasse politique un nouveau prédicateur wahhabite pour une énième polémique et une énième controverse autour du traitement des femmes en Islam. Le comble, c'est que ça marche à tous les coups : à preuve, ce qui se dit et se redit encore cette semaine à propos des délires du Cheikh (« Cheyakh alina », oui !) Nabil Iouadhi quant au port du voile par les fillettes. Il n'y a manifestement pas de meilleure pâture à jeter aux mécontents, que ces rengaines rétrogrades sur le statut et la sexualité des femmes musulmanes ! Notre chère opposition se laisse entraîner dans les débats oiseux de ce genre, et le bon peuple aussi parfois. C'est souvent avec leur consentement, sinon avec leur complicité (consciente ou pas), qu'Ennahdha et la Troïka embobinent les Tunisiens d'une manière générale, et les partis d'opposition en particulier.
Ils ne sont pas pressés !
Au sujet des prochaines (??) élections, Ennahdha et ses alliés s'adonnent à un jeu pervers qui peut mener loin, entendez à la dérive générale : d'un côté, ils proposent d'organiser le plus vite possible les scrutins (en juin prochain, par exemple, et au plus tard en septembre) mais de l'autre, ils ne font rien pour mettre en place les institutions et les instances susceptibles de contribuer à la réussite des opérations de vote. Après cela, ils accusent l'opposition de refuser les règles du jeu démocratique, alors qu'eux-mêmes, ils s'entêtent chaque jour davantage à imposer les leur, c'est-à-dire celles de l'exclusion et de l'inégalité des chances. En d'autres termes, Ennahdha veut mettre de son côté tous les atouts afin de rafler la mise aux prochaines échéances électorales, quitte à recourir aux pratiques illégales familières aux régimes totalitaires. Rien ne prouve en effet, que le Mouvement de Rached Ghannouchi et sa Troïka soient pressés de réunir les conditions idéales pour un vote transparent et réellement démocratique ! Et pendant que ces alliés au pouvoir s'ingénient à éluder les vrais problèmes et les échéances les plus urgentes, l'opposition se désennuie avec les résultats fluctuants des sondages sur les intentions de vote. Tout récemment, deux de ces enquêtes ont donné Nida Tounès vainqueur « aux points » aux prochaines élections législatives. Dans le champ virtuel, le parti de Béji Caïed Essebsi n'arrête pas de monter en force ! Certains de ses dirigeants et de ses partisans se laissent déjà griser par leurs victoires potentielles. Mais qu'en est-il dans le champ du réel : une farouche opposition s'organise en ce moment au sein et autour d'Ennahdha pour barrer la route à ce gênant rival et à ses alliés de la nouvelle coalition baptisée «L'Union pour la Tunisie » ! Ennahdha va jouer certes sur l'élargissement de ses alliances, mais le mouvement islamiste va compter sur le facteur temps pour épuiser son adversaire du moment. Et s'il excelle dans les atermoiements et la procrastination, dans la diversion aussi, c'est pour désespérer ses ennemis lesquels finiraient par se désunir. L'idéal pour le parti d'Ennahdha c'est de se présenter en candidat super favori aux prochaines élections, et il ne chôme pas pour atteindre cet idéal ! A coup sûr, cela va encore prendre du temps et donc mobiliser de nouveaux artistes de la procrastination et des atermoiements ! Pour ça, ce ne sont pas les talents qui manquent au sein d'Ennahdha et parmi ses « amis » !


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