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Vanité et pétards mouillés
Humeurs cannoises
Publié dans Le Temps le 23 - 05 - 2013


De notre envoyé spécial : Ikbal Zalila
Michael Douglas dans les bras de Matt Damon, Valeria Bruni dans ceux de Lou Garrel, Tony Servillo le misanthrope de la Grande Bellezza faisant joujou sans conclure avec Sabrina Ferilli, l'amour est sens dessus dessous en compétition.
Beaucoup de cinéma et de moins en moins de films avec cette impression que le show considéré jusque-là comme un ingrédient de la recette cannoise soit en passe de devenir le tout d'un festival pris au piège de ses propres mises en scène. Le très maniériste Comme en écho au festival, « La grande Bellezza » de Paolo Sorrentino parle à sa manière de cette vacuité d'une classe nantie et désœuvrée dans le sillage du grand maître Fellini dans « Huit et demi » le génie en moins. Le cinéma italien doit être vraiment tombé très bas pour que Sorrentino en devienne une des figures de proue. Mais bon, il suffit de voir la compétition pour se rendre à l'évidence de l'omnipotence des pétards mouillés. On a décidé que cette année était celle du cinéma de genre. La bastille du cinéma d'auteur après avoir été assiégée serait-elle en passe de définitivement céder ? Le problème n'est pas avec le genre en tant que tel, l'histoire du cinéma a enfanté de grands réalisateurs de films de genre, plus proches de nous, Johnnie To, Takeshi Kitano (lorsqu'il est en forme), Bon Jon Woo pour ne citer que les asiatiques, ont revivifié le genre à la faveur de synthèses parfois improbables entre genres locaux et d'autres plus hollywoodiens. Evoluer à l'intérieur d'un genre aujourd'hui revient à en exploiter les codes pour le transcender, l'ouvrir sur des questions du présent. Lorsque le film de genre devient une sorte de machine à effets, bouclée sur elle-même indifférente au monde et lorsque ce type de cinéma est mis en avant dans le plus grand festival de cinéma de la planète, il y a problème. Plus, le genre a séduit cette année des auteurs à l'image de Jia-Zhang-ke et Mahamat Saleh Haroun, lesquels sans grandes concessions sur leur style, s'y sont frottés avec à la clef des films largement en deçà de qu'ils ont réalisé jusque-là. Ce basculement qui n'est peut-être que contextuel induit une dépolitisation progressive du cinéma. Tout n'est heureusement pas perdu pour peu que l'on accepte de sortir un peu des sentiers battus de la compétition officielle. Les films concourant pour la caméra d'or (Récompensant le meilleur premier film) que l'on retrouve en partie dans la section « Un certain regard », dans la quinzaine ou dans la semaine de la Critique sont à l'écoute du monde et de ses blessures. Le très raffiné « Ilo, Ilo » du réalisateur de Singapore Andrew Chen, « la Geôle d'or » de l'Espagnol Diego Quemada Diaz, « L'escale » de l'Iranien Kaveh Bakhtiari, sont autant de preuves que le septième art a encore du répondant en compétition officielle.
Entretemps, les nouvelles du ciel sont bonnes, un vent frais mais du soleil, les minishorts ont refait surface, les parapluies ont disparu, les visages des bimbos sont plus accessibles hélas en contre-plongée pour cause de talons compensés.


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