UE : La Tunisie retirée de la liste des juridictions fiscales non coopératives    Un jour de congé à l'occasion du Mouled    Jasmin Open Monastir 2022 : Ons Jabeur se qualifie aux quarts de finale    Hand – Championnat d'Afrique des clubs : Le CA rejoint l'Espérance en demi-finale    FTF : Officiel. La TV nationale diffusera les matches des J01 et J02    Tennis | Jasmin Open Tunisia à Monastir : Ons Jabeur passe en quarts de finale facilement    Report du verdict sur l'annulation du congrès extraordinaire de l'UGTT    La Turquie désigne son nouvel ambassadeur à Tel Aviv    Thaïlande : Un individu tue une trentaine de personnes dont des enfants, ainsi que sa famille puis se suicide    Edition spéciale célébrant l'héritage des victoires au Mans, la Ford GT LM    D'anciens de Nidaa surfent sur les nouvelles approches    Ali Hafsi : Hichem Mechichi a exprimé des remords    Tunisie: Le parti national tunisien annonce sa participation aux prochaines législatives    Des Arabes violemment attaqués alors qu'ils conduisaient durant Yom Kippour en Israël    Tunisie – Emploi : L'ATTT recrute plusieurs profils    Retour sur le 5ème forum de l'Officine : UIB partenaire privilégié du syndicat des pharmaciens d'officine de Tunisie    Tunisie : Des élèves empoisonnés à...    Perturbation du trafic des trains de phosphate à Sfax, Gabès et Gafsa    Tunisie: Les réserves des barrages n'ont pas dépassé 32% de leur capacité    Coupes africaines : Le programme des clubs tunisiens    Classement FIFA : La Tunisie 30e, l'Algérie double le Cameroun avant le Mondial    Législatives 2022 : Ouverture des demandes d'accréditation pour les observateurs et journalistes    La France se mobilise en faveur du développement municipal en Tunisie    Ooredoo Tunisie et Betacube s'associent au service des startups tunisiennes    Slaheddine Dchicha: Un spectre hante l'Europe...    L'OIPEM lance une pétition électronique pour la révision du temps scolaire    Fête du Mouled: Ce dimanche, accès gratuit aux musées et monuments historiques    Annie Ernaux a décroché le prix Nobel de littérature    Le film Tunisien 'Saffeh Nabeul' en compétition officielle du Festival Maghrébin du Film Oujda    Monastir : Hausse des arrivées touristiques    Kais Saied appelle Abdel Fattah Essisi    Mandat de dépôt contre le secrétaire général du Syndicat national des forces de sécurité intérieure    Tunisie- Législatives : '' Achats'' de parrainages : Arrestation de ''futurs candidats ''    La Tunisie certifiée par l'OMS exempte de la poliomyélite    Ben Salmane fait un cadeau royal à Poutine, un échec cuisant pour l'UE et les USA    ISIE-Elections législatives: Date de dépôt des candidatures    JCC 2022 : Hommage au maitre du cinéma italien Federico Fellini    Pourquoi | L'Octobre rose    37e édition du festival international du film francophone de Namur : L'épanouissement par l'art    EST | Départ ce soir pour le Nigeria : Bien dans leur élément !    Situation sportive générale et structures sportives : « Corruption, injustice, régionalisme et manipulation des résultats »    Aujourd'hui et demain à la Cité de la culture Chedly Klibi à Tunis : Patrimoine, livre et enfant    Météo en Tunisie : Averses isolées attendues sur les régions ouest l'après-midi    Le Conseil de la BCT préoccupé par les risques haussiers entourant la trajectoire future de l'inflation    Soutien aux femmes d'Iran : des artistes se coupent les cheveux en direct sur instagram    Vidéo : Un rappeur russe de 27 ans se suicide pour échapper à la mobilisation en Ukraine    Bientôt à la Galerie Kalysté : Hamda Dniden raconte Sidi Bou Saïd    Zarzis | Affluence des africains subsahariens : La situation risque de dégénérer    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La retraite dans tous ses "Etats"
Demain, 23 octobre
Publié dans Le Temps le 22 - 10 - 2013

J-1, la légitimité du gouvernement provisoire arrivera à terme demain, le 23 octobre. Après deux ans de règne monopolisé par le parti islamiste Ennadha, les Tunisiens toutes les classes sociales confondues, aspirent à ce que le paysage socioéconomique retrouve son calme et redémarre sans tarder pour faire sortir le pays du gouffre de la crise économique et du flou politique.
Deux ans de pouvoir sans partage du Mouvement Ennahdha qui ont certes, coûté cher à la Tunisie et coûteront plus cher à court, moyen voire long terme à cause de l'attitude intransigeante adoptée par le gouvernement provisoire qui refuse catégoriquement de démissionner avant la concrétisation de la feuille de route prévue d'être adoptée lors du dialogue national. En fait, la démission du gouvernement est l'un des principaux points qui suscite le débat actuellement, non seulement en Tunisie mais également à l'échelle internationale. Cette question d'actualité attire l'attention de la presse étrangère. Si certains médias font des lectures à vocation politique, d'autres ne manquent pas de dévoiler une face cachée du refus du gouvernement de Laarayedh de démissionner. Il est question entre autres, du droit à la retraite après deux ans de règne. Les ministres et les secrétaires d'Etat de la troïka auront à partir de demain droit à cette faveur alors qu'ils n'ont n'en pas besoin. Ils sont à la base des hauts cadres de l'Etat, des universitaires, des professionnels de libre pratique (avocats) et même des hommes d'affaires.
Et le taux ?
« En Tunisie, avant d'accepter la démission du gouvernement qu'il dirige, le parti islamiste Ennahdha a négocié un sursis de quelques semaines. Une exigence qui ne tient pas compte des considérations politiques : la plupart des ministres auront alors tout juste, deux ans d'ancienneté, ce qui leur donnera droit une retraite à taux plein en Tunisie, conforme à une loi de l'époque de Bourguiba, jamais abrogée ». Ce texte publié le 16 du mois en cours dans la revue française Express, donne une autre lecture du refus catégorique de Laarayed de démissionner avant le 23 octobre, malgré le bilan négatif. Dépourvus de tout esprit de patriotisme, les ministres tunisiens qui jouiront des pensions conséquentes ont coûté à la communauté nationale en termes d'argent et de résultats sur la vie socioéconomique et le paysage politique. En effet, l'économie nationale a perdu presque un demi-million de dinars au bout des deux ans, à cause des salaires perçus par les ministres. D'autres pertes permanentes seront facturées lors des vingt prochaines années rien que pour payer les retraites des ministres enrichis. Il s'agit là des frais directs des salaires. Mais qu'en est-il des coûts indirects ? Ils sont malheureusement plus lourds à tous les niveaux. Les pertes sont déjà visibles. Nul ne peut nier que rien n'a été réalisé lors des 24 derniers mois contrairement à ce qui a été promis par ces dirigeants. Les régions défavorisées n'ont pas connu un sort meilleur que celui d'avant la révolution. Les jeunes chômeurs continuent quant à eux à trainer sans emploi fixe. Pour ce qui est des problèmes d'ordre économiques, ils se sont empirés à cause du flou qui marque le paysage politique, de l'insécurité et du terrorisme qui frappent différents régions du pays. Les investisseurs étrangers et les touristes ont boudé notre pays ce qui coûte très cher à l'économie nationale.
Expériences comparées
En fait, la loi de la retraite des ministres promulguée lors des années 80 doit être amendée incessamment tout comme celle de la retraite du président de la République. Il importe de s'inspirer des expériences comparées des pays démocratiques. En France notamment, à l'exception des ministres fonctionnaires qui continuent de cotiser à leur propre charge leur retraite quand ils font partie du gouvernement, les ministres et les secrétaires d'Etat ne bénéficient d'aucun droit à la retraite.
Cela s'applique également au premier ministre. En contre partie, ils peuvent toucher l'intégralité de leur indemnité de fonction pendant six mois, tant qu'ils sont au chômage. Ils perdent par ailleurs la totalité de leurs avantages après leur départ du gouvernement, dont le logement et l'accès gratuit au réseau SNCF en première classe. Nos ministres hommes d'affaires, avocats, universitaires, médecins, hauts cadres auront-ils le courage de renoncer à ce droit pour faire preuve d'un sens acéré de patriotisme ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.