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En revanche, silence radio dans nos établissements publics
Publié dans Le Temps le 04 - 12 - 2014

Des cas de gale signalés au lycée Gustave Flaubert de la Marsa. Présentée ainsi, l'information a de quoi surprendre mais aussi inquiéter les parents d'élèves scolarisés dans cet établissement scolaire relevant de l'ambassade française en Tunisie. Contactée au téléphone, Mme Fatma Ayari, responsable de la communication de l'Etablissement Régional de la Marsa (ERLM), a ainsi déclaré que seuls deux cas ont été décelés il y a plus d'une semaine parmi les élèves de l'école Paul Verlaine et non pas au lycée Gustave Flaubert. Les deux élèves, de familles différentes, ont été immédiatement pris en charge et soignés. Par mesure de précaution, l'information a été rendue publique vendredi 28 novembre. En effet, un post a été publié sur le site web des établissements scolaires pour avertir les parents. Certains ont été également informés via PRONOTE, un logiciel de gestion (notes, appréciations, absences...) spécifique aux établissements ERLM et uniquement accessible par les parents d'élèves, le personnel de direction et les enseignants. Dans la note adressée aux parents d'élèves, il est indiqué que la gale était causée par un petit parasite (sarcopte) qui s'introduit sous la peau pour causer des mini galeries, provoquant ainsi des démangeaisons et d'importantes lésions. Il y est également précisé que le mode de contagion se fait uniquement suite à un contact direct et prolongé. Des conseils d'hygiène sont également prodigués aux parents et un appel à la vigilance leur est lancé pour s'assurer que leurs enfants ne sont pas contaminés. Ils sont ainsi invités à consulter un médecin au moindre doute. En cas de gale confirmée, les parents sont dans le devoir d'informer l'établissement scolaire et notamment l'infirmière scolaire. Pour info, il existe en Tunisie sept établissements scolaires ERLM, dont cinq écoles primaires ( la Marsa, Sousse, Nabeul, la Soukra, Bizerte), un collège à Sousse et un lycée à la Marsa. En tout, 3080 élèves y sont scolarisés, dont 2161 dans ceux de la Marsa qui accueillent des élèves de la maternelle à la terminale.
Cas de gale récurrents et silence radio
Deux cas de gale seulement et l'ensemble des parents avisés sur le champ par la direction des établissements scolaires concernés. Voici ce qui tranche considérablement avec l'attitude des directeurs des établissements tunisiens dans lesquels des cas de gale ont été décelés pas plus tard que l'année dernière. En mars 2013, de très nombreux cas de gale ont été détectés, tout à fait par hasard, lors d'une visite de contrôle de routine des services de santé, au sein d'un foyer pour élèves du secondaire à Siliana. Les jeunes malades ont été immédiatement transférés à l'hôpital et le foyer évacué pour assainissement. Aucune communication officielle n'a suivi. En septembre 2013, peu après la rentrée scolaire, 40 élèves atteints de gale ont été signalés à l'école Bir Chaabane à Thala, fermée pendant quelques jours pour être désinfectée. Quelques jours plus tard, le Ministère de la Santé a également décidé la fermeture momentanée d'un collège à Mateur suite à la découverte d'autres cas avérés de gale chez des élèves. Au Kef, un foyer pour filles situé à Tejerouine a également été fermé en 2012 suite à la propagation de la gale parmi les résidentes. Des épidémies récurrentes qui témoignent de l'ampleur du phénomène et un silence radio des autorités concernées qui accompagne chaque nouvelle découverte de cas de gale. Une attitude inexplicable lorsque l'on sait que cette maladie infectieuse de la peau est contagieuse, que tout cas de maladie doit être immédiatement signalé et que des mesures urgentes de prévention doivent être prises en urgence pour éviter la propagation de l'épidémie.
Le meilleur remède reste la prévention
La gale, en arabe « jrab », une maladie épidémique que l'on croyait, à tort, éradiquée à jamais en Tunisie. Malgré la modernisation du mode de vie de Tunisiens, l'amélioration des niveaux sociaux et l'accès presque généralisé à l'eau potable, les efforts de diagnostic et de prévention restent donc vains. Toutefois, les chiffres restent optimistes. Selon les chiffres du Ministère de la Santé, plus de 30 000 cas de gale ont été enregistrés en Tunisie dans les années 2000, contre un peu de plus de 8 000 en 2012. Outre les milieux scolaires et les régions défavorisées, la gale semble également faire rage dans les prisons, même si aucune statistique fiable n'est actuellement disponible pour confirmer cela. Toutefois, la prévention et une hygiène de vie irréprochable restent le meilleur bouclier contre cette épidémie. Mais si cela semble tellement évident dans les grandes villes, cela reste utopique et difficilement réalisable dans les régions les plus reculées de Tunisie. Et pour cause...


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