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Ces chefs qui s'accrochent à leurs sièges
Publié dans Le Temps le 13 - 03 - 2015

S'il est vrai que la Tunisie ait connu un grand désert politique et ce depuis son Indépendance jusqu'à l'avènement de la Révolution, les partis politiques ont toujours essayé tant bien que mal d'exister. Cinq de ces partis ont été dans l'histoire du pays et ont contribué, surtout après la Révolution, à influencer le processus démocratique : le Parti Démocrate Progressiste, le mouvement d'Ennahdha, le Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés, et le Congrès Pour la République.
Ces cinq partis politiques ont lutté, et ce depuis les années 1980, à instaurer correctement la notion de la démocratie en Tunisie. Seulement voilà, ce concept semble leur être un peu étranger quand il s'agit de la vie interne de leurs partis respectifs. En effet, les leaders de ces mouvements ont du mal à céder leur place et inculquer l'alternance.
Le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés, et le Congrès Pour la République, fondé le 9 avril 1994 et reconnu légalement le 25 décembre 2012, a toujours eu pour chef Mustapha Ben Jaâfar. Ce dernier, alors qu'il était président de l'Assemblée Nationale Constituante, a été réélu à la tête de son parti lors de son congrès national de juillet 2013. A aucun moment il n'a envisagé de céder la place aux jeunes militants du parti qui étaient assez nombreux avant le déclin d'Ettakatol qui a fini par succomber à son expérience du pouvoir. Ben Jaâfar a guidé son parti depuis la lutte contre le régime de Ben Ali, jusqu'à son succès aux élections de 2011, avant le déclin total aux électionsde 2014. Le Parti Démocrate Progressiste (PDP), fondé le 13 décembre 1983 et reconnu officiellement le 12 septembre 1988, a quant à lui connu un changement au niveau de son leader quand, lors de son congrès national de décembre 2006, théoriquement, Ahmed Néjib Chebbi a cédé sa place à Maya Jribi pour que celle-ci devienne la première femme tunisienne à diriger un parti politique. Or, sur le plan pratique, ce changement n'a rien apporté de nouveau puisque Chebbi a continué à détenir le monopole du parti que ce soit au niveau des médias ou au niveau des décisions majeures en compagnie de son frère, Issam Chebbi.
Le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (POCT), qui a travaillé dans la clandestinité dès sa fondation, en 1986, jusqu'à sa légalisation en mars 2011, n'a eu qu'un seul et unique chef : Hamma Hammami. Même quand il a changé de nom, pour devenir le Parti des Travailleurs Tunisiens, ou quand il a rejoint le Front Populaire en décembre 2012, ce parti n'a pas réussi à se défaire de l'emprise légendaire de son chef suprême qui s'est porté porte-parole de toute l'entité du FP. Et pourtant, ce n'est pas les figures brillantes qui manquent à ce parti qui est riche de ses jeunes. Mais il semblerait qu'une certaine notion du sacrée dans la personne de Hamma Hammami tout juste comme la notion du sacré qui logechez Rached Ghannouchi favorisée par la base nahdhaouie qui a même fait de lui un culte. Le chef d'Ennahdha aurait dû, quand le mouvement vivait encore dans la clandestinité, quitter la direction du mouvement. Hamadi Jebali, l'avait à l'époque remplacé, mais depuis 1991, Rached Ghannouchi n'a pas bougé de son siège de président du mouvement. Un siège qui lui serait très cher puisqu'il l'a carrément préféré au palais de Carthage. A quelques mois du dixième congrès national du mouvement, Ghannouchi a annoncé, à demi-mot, que sa candidature n'est pas évidente. Nous attendons de voir s'il est réellement capable de céder sa place à une autre figure du mouvement.
Quand on voit ce problème de transition au sein des partis les plus anciens, on peut mieux comprendre les crises que peuvent vivre les « jeunes » partis, comme Nidaa Tounes. Ce dernier a pu accéder au pouvoir au bout de deux ans d'existence. Il a vu son président-fondateur s'en défaire préférant siéger au palais de Carthage en lui laissant en charge une foule de dirigeants qui mènent une guerre sans merci les uns contre les autres. Une situation ordinaire pour un mouvement qui vit dans un pays où les partis politiques veulent faire comprendre qu'ils luttent pour l'instauration de la démocratie alors qu'ils ne sont, même pas capables de l'instaurer dans leur cuisine interne.


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