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L'Union des écrivains tunisiens en partenariat avec le centre culturel iranien: La commémoration de l'assassinat de Mortadha Motahari
Publié dans Le Temps le 10 - 05 - 2015

A la mémoire de l'assassinat de Mortadha Motahari, le célèbre clerc chiite, professeur de philosophie et homme politique, l'Union des écrivains tunisiens a organisé, hier, en partenariat avec le centre culturel, un colloque intitulé « La rationalité dans la pensée de Mortadha Motahari » au siège de l'Union des écrivains tunisiens.
Durant cette conférence, les intervenants ont discuté de certains ouvrages de Motahari, ils ont également débattu de l'omniprésence de la rationalité dans ces derniers, relevant ainsi l'esprit avant-gardiste de l'un des plus grands symboles d'Iran.
Saïd Bouajla, Sami Behi, Dr. Sabrine Tounsi, Hedi Kharchoufi, Hamdi Yousfi ainsi que l'invité iranien Sadok Ramadhani, président du centre culturel iranien ont chacun présenté Mortadha Motahari à leur manière. Ils avaient en commun, cependant, une grande admiration pour ce penseur.
Certes, de brèves interventions ne suffisent pas pour couvrir les aspects de la pensée de Motahari. Toutefois, les invités ont essayé d'en analyser certains.
L'intervention du Dr. Sabrine Tounsi a porté sur les droits de la femme en Islam selon Motahari. Elle a, de ce fait, relevé que la religion, toujours selon Motahari, prône la nécessité de s'adapter aux changements sociaux sans tomber dans l'occidentalisation.
Cet équilibre est dû au fait que l'Islam est une religion qui se base sur la règle de la justice mais non sur la ressemblance entre l'homme et la femme qui sont deux êtres humains égaux mais non identiques, et ce ne diminue guère le statut de la femme dans l'Islam.
Saïd Bouajla, activiste islamiste et mathématicien de formation, a insisté sur la complémentarité de la philosophie et des mathématiques dans une approche scientifique qui permet au chercheur de prendre le sujet philosophique d'un angle purement rationnel car, selon lui, afin de comprendre la philosophie, il faut passer par la rationalisation de la pensée et de la conscience. Sinon, on n'aura pas de philosophes penseurs mais de philosophes romanciers.
L'intervention de Hedi Kharchoufi a porté, par la suite, sur son interprétation personnelle de la pensée de Mortadha Motahari, à travers deux livres intitulés « La justice divine » et « La société et l'histoire ».
Son interprétation a abouti au fait que Motahari avait accordé à la conscience et à la pensée une grande importance.
En effet, pour Motahari, la raison est prioritaire aux textes religieux. De ce fait, il est primordial d'abandonner toute idée préconçue et tout préjugé afin de céder la place à l'usage de la raison et discuter, donc, des préacquis, voire en douter pour atteindre la vraie connaissance.
Un point qui a été mis en exergue, par le dernier intervenant, Hamdi Yousfi qui a souligné que la connaissance, en tant que caractéristique de la raison, est une perspective du monde.
En outre, la disparité entre le rationnel et l'émotionnel dans la pensée de Mortadha Motahari, n'est que procédurale et non pas fondamentale ou réaliste.
Le thème du colloque a causé quelques susceptibilités au sein du public présent, dans le sens où l'Union des écrivains tunisiens a été accusée de créer des tensions entre deux factions islamiques, les sunnites et les chiites.
L'Union y avait rétorqué par affirmer qu'elle regroupe, 24 branches incluses, 730 adhérents parmi lesquels des écrivains, des créateurs, des penseurs et des chercheurs tunisiens, résidant en Tunisie ou à l'étranger, et publiant en arabe ou en d'autres langues, toutes appartenances confondues, dans une atmosphère d'entente et de respect mutuel.
Un souci qu'on pourrait comprendre, surtout quand on évoque un nom controversé comme Mortadha Motahari qui, avant la révolution et le renversement du Shah, a été membre philosophe royaliste, professeur à l'université de Téhéran et Rouhollah Khomeini avait beaucoup de considération pour lui. Ainsi, à sa demande il a créé le conseil de la Révolution d'Iran.
Motahari, prix de l'UNESCO en 1965, a écrit plusieurs livres sur l'islam, l'Iran, et des sujets historiques. Comme indiqué par l'ayatollah Mortadha Motahari en 1975, l'expression « égalité des droits » une signification comprise différemment dans le monde occidental. Il précise que les hommes et les femmes sont naturellement différents et bénéficient donc de différents droits, des devoirs et des punitions mais aussi le port du voile.
Auteur de « Guider la jeunesse de la nouvelle génération », « Introduction au mysticisme », « La lumière en moi » et plein d'autres titres, Mortadha Motahari était opposé à ce qu'il appelait les groupes qui dépendent d'autres écoles, en particulier les écoles matérialistes, mais qui présentent des idées étrangères avec des slogans islamiques.
Dans la nuit du 1er mai 1979, Motahari a été assassiné par un des groupes terroristes nommé « Furqan » après une réunion dans la maison de Yadollah Sahabi.
En son honneur, la rue principale de Téhéran, anciennement Takhte Tavoos (Trône du Paon), a été rebaptisée à son nom.


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