Bizerte : pont mobile en travaux, anticipez vos déplacements !    Guerre en Iran et impact sur l'économie tunisienne: l'analyse et les recommandations de l'IACE    Chilly-Mazarin réélit Rafika Rezgui, mairesse d'origine tunisienne    Météo en Tunisie : temps nuageux sur l'ensemble du pays    Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de France, est décédé    Tunisie : 30 % d'accidents en moins en 2026, la vigilance reste de mise    Ali Gaaya: Un nouveau choc pétrolier mondial en perspective? Quel impact sur la Tunisie?    Ministère des Finances clarifie les refus d'assurance pour véhicules de plus de 20 ans    Temps instable ce dimanche : pluies et fraîcheur au rendez-vous    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Lors d'un échange avec Emmanuel Macron: Kaïs Saïed appelle à réviser l'accord de partenariat avec Union européenne et à récupérer les fonds détournés    Deuxième jour de l'Aïd : pluies attendues sur plusieurs régions de la Tunisie    Mondher Mami: Le métronome du protocole    Le pari gagnant du redressement stratégique de QNB Tunisia en 2025    Aïd 2026 en France : la date officielle enfin annoncée    Aïd El Fitr: Leaders vous souhaite une fête de joie, de partage et d'espérance    Festival International de Cerfs-Volants en Tunisie : Tout savoir sur l'édition 2026 portée par les vents de la mer et le Sahara    Le Galaxy S26 Ultra intègre le premier 'Privacy Display' de Samsung, directement intégré à l'écran    Zakat al Fitr 2026 : la présidence du gouvernement autorise le versement de la Zakat par SMS à l'Association tunisienne des villages d'enfants SOS    Météo en Tunisie : temps nuageux sur tout le pays    Ooredoo Tunisie célèbre l'Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l'association Kafel El Yatim    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    Seif Omrane chante 'Ce qui doit arriver arrivera' pour les Assurances BIAT    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Présidences de l'ARP et du gouvernement : L'ombre de nouvelles élections législatives en mars ?
Publié dans L'expert le 30 - 10 - 2019

L'EXPERT – Depuis le 23 octobre, le président de la République, fraichement élu, Kaïs Saïed s'est installé à Carthage, sans y résider, alors qu'il devait appliquer les règles afférant à son poste et en tant que représentant du peuple tunisien, en acceptant de se plier à son devoir. Conformément aux dispositions de la Constitution, le locataire du palais de Carthage doit charger, dans un délai d'une semaine suivant la proclamation des résultats définitifs des élections législatives (le 13 novembre au plus tard), le candidat du parti politique ou de la coalition électorale ayant obtenu le plus grand nombre de sièges au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) de former le gouvernement dans un délai d'un mois renouvelable une seule fois.
Le président de la République n'a pas failli à sa mission et s'est investi, en personne, afin d'établir un consensus entre les partis ayant obtenu le plus grand nombre de sièges, ce qui n'est pas une tâche facile, en raison des multiples divergences avec le mouvement Ennahdha qui cherche à établir les règles du jeu. La désignation de son mentor Rached Ghannouchi en tant que postulant au poste de chef du gouvernement, alors que tout le monde s'attendait à ce qu'il brigue celui de président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), n'a pas plu même aux plus proches de ce parti.
Au cours du weekend dernier, le président de la République n'avait pas chômé. Il a rencontré, successivement, le patron du mouvement islamiste, ainsi que le chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounès, Youssef Chahed, pour évoquer la formation du gouvernement. Plusieurs chefs de partis ont, par la suite, défilé au palais de Carthage, pour rencontrer Kaïs Saïed. C'est le cas de Nabil Karoui, président du parti Qalb Tounès qui fait encore l'objet de poursuites judiciaires pour corruption et blanchiment d'argent, Mohamed Abbou (Courant démocratique), Zouhaier Maghzaoui (Mouvement Echaâb), Slim Azzabi (Tahya Tounès) et Seifeddine Makhlouf (Coalition Al Karama).
Seule fausse note avec Abir Moussi qui a expliqué qu'étant invitée en tant que présidente de parti, elle devait se concerter avec les dirigeants de du Parti destourienne libre (PDL).
Toutefois, il semble que la possibilité de concilier entre les points de vues s'avère une mission difficile, avec les divergences existante et l'impossibilité d'une concordance de points de vue, à titre d'exemple, entre Tahya Tounès et la coalition El Karama, ce qui fait peser l'ombre de nouvelles élections législatives, après les tentatives en cours engagées par le président de la République.
Le mouvement Ennahdha, qui a obtenu 52 sièges au sein de l'ARP, n'a pas attendu les délais prévus pour la constitution pour prendre langue avec plusieurs partis politiques et coalitions, tout excluant toute alliance avec deux formations : Qalb Tounès qui est arrivé à la seconde place avec 38 sièges et le Parti destourien libre (PDL), qui occupe le 5ème rang avec 17 sièges.
Dans un communiqué, le parti islamo-conservateur a indiqué avoir entamé des contacts avec «des partis, des organisations et des personnalités nationales» et salué «toutes les parties politiques et sociales qui se sont déclarés prêts à coopérer».
Entre temps, plusieurs partis qui s'étaient opposés à toute alliance avec le mouvement Ennahdha ont commencé à mettre de l'eau dans leur vin. Invoquant l'intérêt national et la nécessité de former rapidement un gouvernement quo doit s'atteler à mener des réformes économiques et sociales urgentes, ces partis parmi lesquels figurent le Courant démocrate (Attayar), Tahya Tounès et le mouvement du peuple ont annoncé leur prédisposition à accorder leur confiance à un gouvernement formé par Ennahdha sans nécessairement y participer. Certains d'entre eux ont même laissé la porte ouverte à une participation à ce gouvernement sous quelques conditions.
De son côté, Qalb Tounès serait en train d'opérer un repli stratégique et de faire un appel du pied en direction du parti de Rached Ghannouchi. «Nous ne sommes en confrontation avec personne, le pays ne le supporte plus. Nous ne nous dresserons contre aucun gouvernement. Nous devons être constructifs, créer une autre mentalité, être différents des autres car porteurs d'une autre culture, celle de l'amour, de la solidarité et de la fraternité dont nous avons fait preuve devant tous les défis que nous avons eu à affronter ensemble», a lancé le fondateur de Qalb Tounès, Nabil Karoui, lors de la première réunion du bloc parlementaire de son parti tenue vendredi.
Ainsi, deux hypothèses sont désormais envisageables pour la formation du nouveau gouvernement.
La première hypothèse est un gouvernement dirigé par un cadre d'Ennahdha, avec la participation ou, du moins le soutien, du Courant démocrate (22 sièges à l'ARP), de la coalition al Karma (21 sièges), du mouvement du peuple (16 sièges) et de quelques indépendants ou petits partis, soit une majorité ne dépassant pas 115 voix. Cette hypothèse est peu probable vu qu'elle aboutirait à un gouvernement peu faible, sans assise politique solide et qui se trouvera continuellement sous la menace d'un retrait de confiance.
Le deuxième scénario serait un gouvernement dirigé par une personnalité indépendante qui fait consensus auprès de la majorité des partis, et comme cela circule, actuellement, il serait « l'homme du président » qui bénéficie d'une grande légitimité à la suite de son élection par 72,71% des voix. Lors du vote de confiance, ce gouvernement devrait obtenir le soutien d'Ennahdha (52 sièges), Qalb Tounès (38), le Courant démocrate (22), le mouvement du peuple (16) Tahya Tounès (14), Machrou Tounès (4), Nidaa Tounès (3), Al Badil (2) et Afek Tounès (2), soit plus de 150 voix en plus de la «bénédiction» des deux principales organisations nationales, en l'occurrence l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA).
Selon la Constitution, si le gouvernement n'est pas formé au terme du délai fixé (un mois renouvelable une seule fois) ou si la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple n'est pas obtenue, le président de la République engage, dans un délai de dix jours, des consultations avec les partis, les coalitions et les groupes parlementaires, en vue de charger la personnalité la mieux à même d'y parvenir de former un gouvernement, dans un délai maximum d'un mois. Et si dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l'ARP n'ont pas accordé la confiance au gouvernement, le président de la République peut dissoudre l'Assemblée des représentants du peuple et convoquer de nouvelles élections législatives dans un délai de quarante-cinq jours au plus tôt et de quatre-vingt-dix jours au plus tard.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.