Dans une mesure inédite, les autorités marocaines ont commencé à utiliser des drones pour surveiller les toits des maisons pendant les jours de l'Aïd al-Adha, dans le but de repérer les infractions liées à l'abattage des moutons, conformément à la décision officielle prise cette année d'interdire temporairement cette pratique religieuse. Selon des sources médiatiques marocaines, cette initiative fait suite à des instructions strictes émanant des autorités locales, appelant à une surveillance étroite de tout mouvement suspect sur les toits ou dans des lieux fermés, pouvant indiquer une tentative d'abattage illégal. Saisie immédiate des moutons abattus illégalement Les mêmes sources ont précisé que tout mouton surpris en « situation d'abattage » sera immédiatement saisi et transféré vers la fourrière municipale, sans aucune tolérance envers les contrevenants. Ces instructions ont été diffusées à l'ensemble des services concernés pour assurer une application rigoureuse et immédiate sur le terrain. Une décision nationale en réponse aux directives royales Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une série de dispositions exceptionnelles mises en œuvre à l'échelle nationale, en application des directives royales émises en février dernier, appelant les Marocains à s'abstenir de pratiquer le sacrifice cette année, en raison de la situation difficile du secteur de l'élevage, affecté par la sécheresse et la hausse des prix des fourrages. Le roi Mohammed VI avait souligné dans son discours que les circonstances actuelles ne permettent pas la poursuite de cette tradition sans conséquences négatives, notamment pour les catégories les plus vulnérables et pour le cheptel national. Il a donc invité les citoyens à s'abstenir de l'abattage, tout en affirmant qu'il accomplira lui-même le sacrifice en leur nom, suivant l'exemple du Prophète (paix et salut sur lui). Interdiction de vente des articles liés à l'Aïd Parallèlement, les autorités ont insisté sur l'interdiction de vendre des articles liés aux rituels de l'Aïd, tels que le charbon, les couteaux et les accessoires de grillade, dans le but de limiter toute préparation à l'abattage. Les services de contrôle locaux ont été appelés à veiller strictement à l'exécution de ces directives dans les marchés et commerces. Associations critiques, mais les autorités persistent : l'intérêt public avant tout De son côté, une association de consommateurs a exprimé ses réserves face à cette décision, estimant qu'elle porte atteinte à la liberté individuelle d'accomplir les rites religieux. Cependant, les autorités ont réaffirmé que l'interdiction est temporaire et exceptionnelle, motivée par la nécessité de préserver l'intérêt général et de protéger le cheptel national contre l'épuisement. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!