Un nouveau chapitre politique semble s'ouvrir en Corée du Sud, où le candidat de centre gauche Lee Jae-myung est donné largement vainqueur de l'élection présidentielle anticipée organisée ce mardi 3 juin 2025. Selon un sondage sortie des urnes, publié à la clôture du scrutin par les principales chaînes de télévision sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), Lee recueillerait 51,7 % des voix, contre 39,3 % pour son principal adversaire conservateur Kim Moon-soo. Le scrutin, à un seul tour, intervient dans un contexte politique exceptionnel, après la destitution du président Yoon Suk Yeol pour avoir tenté, en décembre dernier, d'imposer la loi martiale. Cette tentative avait plongé le pays dans une crise institutionnelle sans précédent, marquée par six mois de vacance du pouvoir, des manifestations de masse et la mise en place successive de plusieurs gouvernements intérimaires. Malgré cette instabilité, les électeurs sud-coréens se sont fortement mobilisés pour ce rendez-vous électoral jugé crucial. Le taux de participation atteignait 77,8 % une heure avant la fin du scrutin, traduisant une volonté claire de tourner la page d'un épisode politique tendu. Chef de file du Parti démocrate, Lee Jae-myung était donné favori tout au long de la campagne. Porté par son rôle de chef de l'opposition et son implication dans la procédure de destitution de Yoon Suk Yeol, il a su capitaliser sur un électorat en quête de stabilité, de réformes sociales et de relance économique. Conformément à la Constitution sud-coréenne, le vainqueur de cette présidentielle exceptionnelle sera investi dès la confirmation des résultats officiels, attendue dans la nuit ou tôt mercredi matin. Une cérémonie sobre de prestation de serment est prévue dans l'après-midi au Parlement. Ce scrutin, bien que convoqué en urgence, pourrait donc réinstaller la stabilité politique dans une démocratie sud-coréenne éprouvée ces derniers mois. Les premiers dossiers du nouveau président porteront sur la relance économique dans un contexte d'incertitude mondiale, la gestion des relations avec les Etats-Unis et la Chine, ainsi que la réconciliation d'une société sud-coréenne profondément divisée par la crise institutionnelle récente. Le verdict définitif de la Commission électorale est désormais attendu pour confirmer ce qui semble déjà être une victoire nette pour le camp progressiste. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!