Ce mercredi 4 juin 2025, l'économiste Ridha Chkoundali a commenté, dans une déclaration à Tunisie Numérique, l'augmentation du volume de circulation des billets de banque sur le marché tunisien au cours des derniers mois. Selon lui, ce volume élevé reflète l'inefficacité de la nouvelle loi sur les chèques. Il a expliqué que cette législation n'a pas pris en considération le fait que les Tunisiens utilisaient le chèque comme un moyen de paiement. Une fois ce dernier écarté comme outil de facilitation des transactions, les citoyens ont cessé de l'utiliser et se sont tournés vers les paiements en espèces. Cette évolution a contribué à une sortie des fonds du circuit bancaire structuré pour circuler de manière informelle dans l'économie. L'économiste a mis en garde contre cette situation, qui donne un fort élan à l'économie parallèle. Et de rappeler que ces dernières années, des législations avaient justement été adoptées dans le but de réduire le poids de cette économie informelle. Or, cette loi, selon ses dires, constitue un net recul, nous ramenant plusieurs années en arrière. Il a ajouté que l'économie parallèle est perçue par le citoyen tunisien comme une voie facile pour les transactions en espèces. Il considère que cela représente un danger, en raison de ses répercussions négatives sur l'économie nationale et sur les finances publiques. En effet, le budget de l'Etat se retrouvera privé de ressources fiscales claires, étant donné l'absence de mécanismes de traçabilité pour les opérations en espèces, contrairement aux transactions par chèque, qui, elles, peuvent être suivies. De plus, cela accroît davantage le poids de l'économie parallèle, laquelle est, selon lui, l'une des caractéristiques des pays sous-développés, dont l'économie est largement dominée par l'informel. Ridha Chkoundali a conclu en affirmant que cette loi est l'un des pires textes votés par le Parlement tunisien. Elle freine, selon lui, la dynamique économique, alimente l'économie parallèle, et ne permettra pas à l'Etat d'atteindre les objectifs fixés par la loi de finances, notamment un taux de croissance de 3,2 %. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!