Timide ouverture démocratique certes mais il ne faut pas pousser, il ne faudra pas aller plus vite que la musique… Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont les nouvelles autorités de la Syrie, qui se débattent dans les contradictions de la gestion du pouvoir, se contorsionnent entre le legs traditionnel et la religion, le passé extrémiste des nouveaux maîtres et l'impétuosité de la modernité. La dernière épreuve : maillon de bain (comprenez bikini ou monokini) pour les femmes ou burkini à la plage cet été… Une bonne grosse question existentielle pour le nouveau chef de l'exéctif, Ahmed al-Chara, étroitement surveillé par le monde entier, à commencer par ses soutiens occidentaux qui n'hésiteront pas à lui présenter la facture de son passé djihadiste. Les autorités ont tranché : Ce sera le burkini sur les places publiques ou des vêtements qui couvrent tout le corps. Ainsi en a décidé le ministère du Tourisme, à une nuance près et elle est de taille : les établissements privés de luxe sont exemptés. Puisqu'il faut toujours des privilégiés alors ce sera les nantis, la classe bourgeoise, les touristes, ce que vous voulez, mais pas le citoyen lambda. Reste à savoir ce que ce dernier en pensera… Le ministère argue dans son communiqué le souci de «l'intérêt général» et invite les vacanciers à porter des tenues «plus décentes» sur les plages publiques. En dehors des zones de baignade, les femmes devront arborer des vêtements amples. Les hommes ne sont pas épargnés pour autant, torse nu sur la voie publique c'est terminé. L'après-Assad n'a pas fini de défrayer la chronique. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!