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La plage en «halal»!
Humeur d'été
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 08 - 2011


par Abdelhamid Gmati
Quand on parle d'été, on pense généralement à la plage, particulièrement chez nous qui avons un littoral riche et varié en plages. Sauf, bien sûr, nos compatriotes de l'intérieur du territoire, qui ont d'autres loisirs. Aller à la plage est donc devenu un des moyens les plus prisés pour vivre l'été et passer ses vacances. C'est vrai pour de nombreux peuples de la planète, ce qui explique en grande partie le développement extraordinaire du tourisme, particulièrement le tourisme dit balnéaire. Mais aller à la plage n'a pas toujours signifié une partie de plaisir et des baignades. Il y a plus d'un siècle, la mer qui n'était pas si familière, servait surtout à des traitements de «santé». On s'y adonnait à des «bains remèdes» (comme à Korbous) et l'eau de mer était supposée guérir beaucoup de bobos. Il y avait des baigneurs, mais peu de nageurs. Puis, une première révolution des mœurs en Europe et dans le monde à partir des années 1920 déclencha le culte du corps, le bronzage, les vertus de l'apparence et du paraître, la mode, les maillots de bains… Petit à petit la plage devint synonyme de plaisir. Soulignons, toutefois, que les vertus médicales de l'eau de mer, sont revenues à la mode avec, entre autres, la thalassothérapie, excellent moyen de remise en forme.
Pourquoi va-t-on à la plage ? Pour les plaisirs qu'offre la mer, bien sûr : natation, baignade, jeux, ski nautique, planche à voile, balade en barque, en pédalo, aviron, etc. Mais aussi pour voir et se faire voir. Certains y testent leur capacité de séduction et de plaire. Les accessoires de plage (montres spéciales, sacs de plage, chapeaux...) et les maillots (bikinis, slips de bain et autres) y ont un rôle important. La plage fait découvrir les êtres et les groupes tout en gommant les différences de la ville. Une curiosité : le comportement au sein d'une famille est transposé à la plage ; le papa apporte le parasol et la glacière, la maman définit l'installation autour du parasol, on dispose les sièges (à défaut, on s'assied sur les serviettes de plage), et on s'assied face à la mer comme face à la télé. Dans ce jeu du «je te vois et tu me vois», personne n'est exclu. Même pas les femmes adoptant le voile, le hijab ou la burqua. Elles aussi ont adopté un bikini adapté à leurs choix.
Juste avant le mois de Ramadan, les nombreux occupants d'une plage à Hammamet, ont assisté à un spectacle insolite. Plusieurs femmes se baignaient dans la mer, certaines faisant quelques plongées dans la piscine d'un hôtel proche, d'autres s'adonnant aux plaisirs de la planche à voile, etc. Toutes portaient le «burkini». Qu'est-ce que le «burkini»?
«C'est un mot-valise entre “burqua” et “bikini”, désignant un vêtement de bain à l'usage de certaines femmes musulmanes ayant opté pour la burqua et devant leur permettre de profiter des plaisirs de la plage et de la piscine. Il a été conçu, en février 2007, par une australienne- libanaise, Aheda Zanetti, qui l'avait baptisé hijood. Il est constitué de 3 ou 4 pièces selon les modèles et est composé d'une tunique intégrant des manches longues pour le haut, d'un pantalon pour le bas et d'un bonnet, avec ou sans voile, servant à couvrir les cheveux. En caoutchouc ultraléger, le “burkini” a été spécialement étudié pour être lâche et ne pas mouler les formes féminines ; il ne laisse apparaître que les mains, les pieds et le visage. Bleu, rose, jaune ou noir, ce produit a eu l'aval des autorités musulmanes en Australie et eut un grand succès à son lancement (9.000 exemplaires vendus rien qu'au mois de janvier 2007). Depuis, il s'est répandu partout dans le monde, même en Tunisie «où il se vendait sous le manteau», nous dit-on. Il a fait l'objet d'une féroce polémique, accepté dans certains pays, mais interdit dans d'autres. Ceux qui l'interdisent, comme en France, on avance l'argument de l'hygiène, ces vêtements portés aussi à l'extérieur, transportent une multitude de bactéries qu'il est impossible d'éliminer par une simple douche préalable, ce qui pourrait exposer les enfants particulièrement sensibles. Ceci est valable, bien sûr, dans les piscines.
Donc, ce «burkini» est apparu en nombre à Hammamet, il y a une quinzaine de jours. Pour certains, il s'agissait d'un spectacle bien orchestré car les dames en «burkini» se livraient à plusieurs activités «planche, à voile, natation, plongeons, et même aviron. Cela entrait-il dans une campagne ? Peut-être. Cela nous fait penser aux déclarations du Cheikh Rached Ghannouchi, confiées il y a quelques jours à un journal londonien. Il y affirmait, en cas d'accession au pouvoir, de permettre aux femmes de bronzer en bikini et de ne pas interdire la bière. On était sceptique, mais là on veut bien le croire. Par bikini, il voulait dire «burkini» et par bière, il sous entendait «bière sans alcool». fine mouche le gars, il suffisait de remplir les espaces laissés libres.
En fin de compte, on va donc avoir un burkini-facho.


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