Parmi les 242 passagers du vol d'Air India il est le seul à avoir survécu au crash d'hier jeudi 12 juin. Son frère était à bord, il n'aura pas cette chance. Vishwashkumar Ramesh, un citoyen britannique de 40 ans, relance les conjectures sur les places qui sauvent des vies en cas d'accident. Lui occupait le siège 11A. Il reçoit actuellement des soins à l'hôpital. Pendant ce temps les experts dissertent sur sa position dans l'avion… En 2015 une enquête publiée par le magazine Time avait passé à la loupe tous les accidents aériens entre 1985 et 2000 aux USA. D'après les conclusions de cette étude les sièges logés dans le tiers arrière des avions avaient un taux de mortalité de 32% contre 39% pour le tiers central et 38% pour le tiers avant. Par ailleurs les sièges du milieu, nichés dans les rangées arrières, ont le taux de mortalité le moins élevé (28%) du fait d'un détail sinistre : les passagers assis autour servent de bouclier humain en cas de crash. Questionnés par CNN après la catastrophe aérienne qui s'était produite fin décembre 2024 en Corée du Sud, des spécialistes incitaient à la prudence sur cette étude. « Si nous parlons d'un accident mortel, il n'y a presque aucune différence selon l'endroit où l'on est assis« , avait confié Cheng-Lung Wu, professeur agrégé à l'Ecole d'aviation de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney. Ed Galea, professeur d'ingénierie de sécurité incendie à l'Université de Greenwich à Londres, qui a réalisé des études retentissantes sur les évacuations en cas d'accident d'avion, corrobore : il « n'existe pas de siège magique » dans un avion. « Cela dépend de la nature de l'accident dans lequel on se trouve. Parfois c'est mieux à l'avant, parfois à l'arrière« , ajoute-t-il. Dans les faits le siège qu'on occupe dans l'avion n'est pas déterminant, ce qui l'est c'est la vitesse d'exécution pour affronter un risque mortel. En agrégeant les données de 1917 passagers et 155 membres d'équipage piochés dans 105 accidents entre 1977 et 1999, Ed Galea en a tiré l'enseignement qui suit : les passagers assis à moins de 5 rangées de toutes sorties de secours ont le plus de chances de survie. Ramesh était dans cette configuration sur le siège 11A. Un conseil utile de la part des experts : il ne faut pas louper une miette du briefing de sécurité avant le décollage même si on est un voyageur régulier. Savoir précisément ce qu'il faut faire pour détacher sa ceinture de sécurité est l'une des clés. « Croyez-le ou non, c'est une chose avec laquelle les gens ont du mal. Vous êtes dans une situation potentiellement de vie ou de mort et votre cerveau passe en pilote automatique« , martèle Ed Galea sur CNN. Par ailleurs quand on voyage en couple, entre amis ou en famille, il faut absolument occuper des sièges voisins. Certaines compagnies low cost font payer une option pour être placé à côté de ses proches. Mais le gros avantage c'est que si ça tourne mal on ne grillera pas le temps pour tenter de retrouver sa femme, son père, son mari ou son ami.
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