La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé ce samedi 14 juin 2025 au Palais de la Kasbah, un Conseil ministériel consacré à l'examen d'un nouveau projet de loi fondamentale sur les structures sportives. Une réforme jugée essentielle pour moderniser la gouvernance du sport tunisien et en faire un moteur de développement socio-économique. Dès l'ouverture de la séance, la Cheffe du gouvernement a souligné l'importance de revoir en profondeur l'organisation et le fonctionnement des structures sportives en Tunisie. Elle a évoqué les nombreuses défaillances qui ont entaché la gestion des équipements publics sportifs ces dernières années, et qui ont eu un impact négatif sur la performance globale du secteur. Une vision nouvelle pour un secteur en crise Face aux défis croissants du sport national, Sarra Zaafrani Zenzri a plaidé pour l'adoption d'une vision réformatrice, alignée à la fois sur les principes nationaux et sur les standards internationaux. Objectif : rompre avec les pratiques du passé et jeter les bases d'un avenir plus structuré et ambitieux pour le sport tunisien, conformément aux orientations du président Kaïs Saïed. Elle a rappelé que le sport ne se limite plus à sa fonction sociale de cohésion et de bien-être, mais constitue désormais un secteur économique à part entière, générateur d'emplois, d'investissements et de valeurs. Le nouveau texte ambitionne donc d'adapter les lois existantes à cette nouvelle réalité, en intégrant des mécanismes modernes de gouvernance, de financement et de professionnalisation. Un projet de loi pour tourner la page Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, a présenté les grandes lignes de ce projet de loi qui vise à remplacer l'actuel cadre légal en vigueur depuis la loi n°11 du 6 février 1995. Jugée obsolète, cette dernière ne répond plus aux exigences d'un secteur en pleine mutation ni aux ambitions de compétitivité internationale affichées par la Tunisie. Le nouveau texte s'est appuyé sur les législations comparées de plusieurs pays et propose une refonte complète des règles encadrant les structures sportives. Il met l'accent sur la démocratisation des organes de gestion, la transparence des décisions, la bonne gouvernance financière, ainsi que la professionnalisation de la gestion des clubs. Les principes fondamentaux du projet Voici les principaux piliers qui structurent ce nouveau cadre législatif : * Démocratie : élection des membres des structures et commissions internes sur la base du vote, garantissant neutralité et intégrité. * Transparence : mise en place de mécanismes clairs de communication et de publication des décisions. * Gouvernance : optimisation de la gestion des ressources humaines et financières, avec une régulation rigoureuse des compétitions sportives et une lutte affirmée contre la fraude. * Modernisation des clubs : adoption d'un système de gestion professionnel rompant avec les anciennes pratiques informelles. * Nouveaux financements : ouverture à des formes innovantes de soutien financier, publiques et privées. * Pérennité du service public sportif : mise en place de contrôles réguliers assurant la continuité et la qualité des prestations. Une étape fondatrice pour le sport tunisien En conclusion de la réunion, la Cheffe du gouvernement a insisté sur le caractère structurant de cette réforme. Ce projet de loi constitue, selon elle, le socle à partir duquel d'autres textes législatifs viendront compléter l'arsenal juridique sportif tunisien. Il s'agit d'un tournant pour asseoir une gouvernance responsable, renforcer la compétitivité du sport tunisien et créer de nouvelles opportunités pour les jeunes, notamment les diplômés. Avec cette réforme, la Tunisie espère redonner au sport sa place stratégique, à la fois vecteur de rayonnement international et levier de développement local. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!