Alors que l'escalade militaire entre Téhéran et Tel-Aviv ne montre aucun signe d'apaisement, les conséquences matérielles et sociales des frappes iraniennes sur Israël deviennent de plus en plus visibles. Selon les estimations relayées par plusieurs médias israéliens ce jeudi, les dégâts causés par les missiles et drones iraniens s'élèveraient à environ deux milliards de shekels, soit près de 500 millions d'euros. Gush Dan frappée par un missile « hors norme » Selon la radio de l'armée israélienne, un haut responsable de la sécurité a déclaré que le dernier missile iranien tombé sur la région de Gush Dan était « exceptionnel par sa taille et la puissance de sa charge explosive », bien supérieure à celles des missiles précédents. Cette attaque a détruit plusieurs blocs d'habitations et provoqué d'importants dégâts aux infrastructures civiles. Du côté iranien, l'agence de presse Fars a affirmé que des drones équipés de têtes perforantes capables de percer des structures renforcées ont été utilisés pour viser des cibles israéliennes sensibles. Bien que l'impact exact de ces engins n'ait pas été confirmé de source indépendante, les images diffusées montrent des cratères profonds et des destructions ciblées dans plusieurs zones. La chaîne 12 israélienne rapporte qu'au moins 2 000 familles israéliennes se retrouvent aujourd'hui sans logement, leurs maisons ayant été totalement détruites ou rendues inhabitables par les frappes de missiles et de drones iraniens. Des centres d'accueil d'urgence ont été mis en place dans plusieurs villes, tandis que les services sociaux et humanitaires sont débordés. Exode partiel autorisé : les étrangers peuvent fuir, les Israéliens soumis à dérogation Pour la première fois depuis le début du conflit, Israël a annoncé autoriser les étrangers, diplomates et ressortissants internationaux à quitter le territoire par voie aérienne, selon Israel Hayom. En revanche, les citoyens israéliens restent soumis à des restrictions strictes : tout départ nécessite l'approbation d'une commission d'exception. Cette mesure reflète le niveau de tension et l'incertitude sécuritaire persistante, alors que les attaques se poursuivent et que de nouvelles vagues de missiles sont redoutées. L'aluminium et le verre : secteurs en crise Selon Maariv, le secteur de la réparation de fenêtres, vitrages et structures en aluminium est actuellement le plus sollicité en Israël, au point que l'on parle d'une « pénurie critique de main-d'œuvre et de matériaux ». Les professionnels du secteur déclarent ne pas pouvoir répondre à la demande, tant les dommages sont étendus. Cette crise secondaire, issue des dommages collatéraux de la guerre, souligne l'impact économique direct sur les secteurs civils, y compris la construction, la logistique et la sous-traitance artisanale. Une guerre à coût humain et économique croissant Avec une facture matérielle estimée à 2 milliards de shekels, des milliers de civils déplacés, une infrastructure urbaine gravement touchée, et des secteurs économiques à genoux, Israël entre dans une phase de gestion de crise complexe, qui mêle urgence humanitaire et reconstruction à long terme. Les frappes iraniennes, de plus en plus précises et destructrices, redéfinissent les paramètres du conflit en cours, forçant les autorités israéliennes à repenser à la fois la défense, la logistique et l'accompagnement des populations affectées. En parallèle, la pression s'intensifie sur les chaînes d'approvisionnement locales, avec un risque accru d'enlisement économique si le conflit se prolonge dans les semaines à venir. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!