Les tensions au Moyen-Orient continuent d'agiter la scène internationale alors que plusieurs voix, de plus en plus critiques, s'élèvent contre les frappes israéliennes menées contre l'Iran. La Corée du Nord a fermement condamné ces attaques, les qualifiant de « crime contre l'humanité », tandis que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) alerte sur les risques accrus d'incident radiologique. Pyongyang dénonce une « action illégale » Dans une déclaration relayée par les médias officiels, la Corée du Nord a accusé Israël de commettre une violation flagrante du droit international, jugeant que ces frappes « injustifiées » constituent une atteinte grave à la souveraineté iranienne. Le régime nord-coréen, régulièrement critiqué pour ses propres programmes balistiques, prend ainsi position dans un conflit où les alliances internationales restent fluides. AIEA : pas de preuve de bombe nucléaire, mais des inquiétudes réelles Interrogé à Vienne, Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA, a affirmé qu'aucune preuve n'atteste à ce jour que l'Iran tente de fabriquer une arme nucléaire. Toutefois, il précise que plusieurs éléments détectés sur les sites iraniens récemment visés « suscitent de sérieuses préoccupations ». Il alerte également sur les conséquences d'une frappe militaire sur une installation nucléaire, où « le risque d'un accident radiologique ne peut jamais être exclu ». Ces remarques font écho aux craintes d'une partie de la communauté scientifique internationale face à l'escalade militaire. La destruction partielle ou totale d'un site sensible pourrait libérer des matériaux dangereux et contaminer durablement l'environnement régional. Le Royaume-Uni sur la défensive En parallèle, le procureur général britannique a fait part de réserves légales quant à toute participation du Royaume-Uni dans une opération militaire contre l'Iran. Selon des sources gouvernementales citées par la presse britannique, le Premier ministre Keir Starmer a été informé qu'un tel engagement pourrait être juridiquement non conforme au droit international, à moins de démontrer une légitime défense ou un mandat clair des Nations unies. Le procureur estime que toute action allant au-delà du soutien aux alliés, notamment les Etats-Unis ou Israël, pourrait exposer Londres à des contentieux internationaux. Vers une ouverture diplomatique avec Trump ? Dans un tournant inattendu, la diplomatie iranienne semble s'ouvrir à un canal de communication avec Washington. Citée par le New York Times, une source de haut rang au ministère des Affaires étrangères iranien a affirmé que Téhéran est disposé à accepter la proposition de Donald Trump en vue d'un futur sommet bilatéral. Plus précisément, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, aurait accepté de rencontrer l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, ou son colistier, le vice-président J.D. Vance, afin d'examiner les conditions d'un cessez-le-feu. Une fenêtre fragile pour la paix Alors que les combats continuent et que la pression internationale monte, cette éventuelle reprise du dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis — sous la présidence de Trump — pourrait marquer un tournant diplomatique majeur. Toutefois, l'instabilité de la région, la méfiance mutuelle et les intérêts divergents risquent de compromettre toute avancée rapide. En attendant, les inquiétudes sur une extension du conflit, les risques nucléaires et la fragilité des équilibres stratégiques maintiennent la planète entière en état d'alerte diplomatique. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!