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USA – Iran : chronologie d'un demi-siècle de confrontation
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

L'histoire militaire et diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran ne date pas de la révolution islamique de 1979. Elle remonte à bien plus loin, notamment à la Seconde Guerre mondiale, avec une série d'interventions directes ou indirectes, d'opérations secrètes, de coups d'Etat soutenus, et de confrontations militaires. Cette relation tumultueuse continue de façonner les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.
1953 : le renversement du Premier ministre Mossadegh par la CIA
L'un des épisodes les plus marquants remonte à 1953. Le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh avait nationalisé l'industrie pétrolière, jusqu'alors contrôlée par les Britanniques.
En réponse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont orchestré l'opération Ajax, un coup d'Etat secret mené par la CIA et le MI6, qui a abouti à la destitution de Mossadegh.
Le Shah Mohammad Reza Pahlavi fut alors renforcé dans son pouvoir, marquant le début d'une coopération étroite entre le régime iranien et Washington... mais aussi le début d'une profonde rancune du peuple iranien envers les Etats-Unis.
1979 : la révolution islamique et la rupture brutale
La Révolution iranienne de 1979 renversa le Shah, perçu comme un allié docile des Américains. L'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeiny scella une rupture nette avec Washington.
Cette année-là, l'ambassade américaine à Téhéran fut prise d'assaut : 52 diplomates furent pris en otage durant 444 jours. Cet événement a profondément marqué l'opinion publique américaine et envenimé les relations bilatérales.
1980 : l'échec de l'opération Eagle Claw
En avril 1980, les Etats-Unis lancèrent une opération militaire secrète pour libérer les otages : l'opération Eagle Claw. Mal préparée, elle fut un échec total, avec la perte de 8 soldats américains dans un accident d'hélicoptère dans le désert iranien.
Cet épisode humilia Washington et accrut le prestige de Téhéran dans le monde musulman.
1988 : le vol Iran Air 655 abattu par les Etats-Unis
Autre point noir : le 3 juillet 1988, un navire américain, l'USS Vincennes, abattit par erreur un avion civil iranien, le vol Iran Air 655, tuant 290 civils, dont 66 enfants.
Les Etats-Unis ont parlé d'erreur d'identification, mais l'Iran a toujours vu cet acte comme une attaque délibérée. Washington n'a jamais présenté d'excuses officielles, aggravant les tensions.
Depuis 2000 : guerres par procuration et sanctions économiques
Les relations militaires ont évolué vers des confrontations indirectes :
* En Irak, l'Iran et les Etats-Unis se sont souvent retrouvés en opposition via des milices chiites et des groupes soutenus par Téhéran.
* Dans le Golfe, les manœuvres navales sont fréquentes, notamment dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
* Les sanctions économiques ont remplacé en partie les armes : les Etats-Unis imposent depuis des années un blocus économique sévère contre Téhéran, visant notamment son industrie pétrolière et son programme nucléaire.
2020 : l'assassinat du général Qassem Soleimani
Le 3 janvier 2020, un drone américain tua le général iranien Qassem Soleimani près de l'aéroport de Bagdad. Chef des forces Al-Qods, il était une figure centrale de l'expansion régionale de l'Iran.
Cet assassinat, ordonné par le président Donald Trump, a provoqué un choc dans le monde entier et a failli déclencher une guerre ouverte entre les deux pays.
2025 : une escalade dangereuse ?
Depuis mai 2025, les tensions sont à nouveau très élevées avec l'intensification des affrontements entre Israël et l'Iran. Les Etats-Unis, alliés historiques d'Israël, sont directement impliqués, avec notamment des frappes sur les installations nucléaires iraniennes (Fordo, Natanz, Ispahan).
Téhéran a promis des représailles, faisant craindre une guerre régionale étendue, voire une confrontation directe entre les deux puissances.
Un équilibre instable entre confrontation et dissuasion
L'histoire militaire entre les Etats-Unis et l'Iran est marquée par une succession de provocations, d'opérations secrètes, et de démonstrations de force, sans jamais aboutir à une guerre conventionnelle totale. Plusieurs éléments expliquent cette situation :
1. La dissuasion mutuelle : L'Iran possède des capacités balistiques et un réseau d'alliés régionaux (Hezbollah, milices chiites), capables de menacer les intérêts américains dans la région. De leur côté, les Etats-Unis disposent d'une supériorité militaire écrasante.
2. Le facteur nucléaire : La possibilité que l'Iran se dote de l'arme nucléaire pousse Washington à maintenir une pression constante, tout en évitant une guerre totale qui pourrait bouleverser la stabilité mondiale.
3. La rivalité régionale : Israël, Arabie saoudite et Emirats arabes unis, tous alliés des Etats-Unis, craignent une montée en puissance iranienne. Cela complexifie les rapports et incite Washington à intervenir indirectement.
4. La montée de la Chine et de la Russie : Ces puissances soutiennent partiellement Téhéran, notamment sur le plan diplomatique et technologique, freinant les initiatives militaires américaines.
Plus de 70 ans après leur première intervention en Iran, les Etats-Unis se retrouvent toujours confrontés à un régime qu'ils n'ont jamais réussi à faire plier.
Les provocations se poursuivent, mais les deux camps savent que le prix d'une guerre ouverte serait élevé. La diplomatie, bien que souvent mise à l'écart, reste la seule voie viable pour stabiliser durablement la région.
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