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Pourquoi la jeunesse tunisienne se tourne de plus en plus vers l'anglais au détriment du français ?
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

En Tunisie, l'usage du français a longtemps dominé la vie publique, les institutions et l'enseignement supérieur. Aujourd'hui, une mutation profonde est en cours : la jeunesse tunisienne manifeste un intérêt croissant pour l'anglais, devenu la langue de référence des sciences, de la technologie et du commerce mondial.
Selon les dernières données, environ 63 % des Tunisiens maîtrisent encore le français, mais les jeunes générations, notamment celles connectées aux réseaux sociaux et aux plateformes de streaming, utilisent davantage l'anglais dans leur quotidien. Séries, applications mobiles, jeux vidéo ou encore contenus éducatifs en ligne ont renforcé cette exposition naturelle à la langue de Shakespeare.
L'anglais, langue des opportunités
Les études confirment ce basculement : une enquête menée en 2024 montre une corrélation forte (r = 0,773) entre la motivation et l'attitude positive des jeunes envers l'apprentissage de l'anglais, largement perçu comme instrument de réussite académique et professionnelle.
Dans l'enseignement supérieur, la tendance est claire. La Tunis Business School, créée en 2010, a ouvert la voie avec des cursus intégralement en anglais. D'autres institutions ont suivi : la Faculté de médecine de Sousse (2019-2020) et la Faculté de médecine dentaire de Monastir (2022) proposent désormais des formations anglophones.
Les étudiants associent cette langue à la mobilité internationale, aux carrières scientifiques et à l'innovation technologique, alors que le français reste cantonné à des domaines traditionnels comme la médecine, le droit ou la culture.
Une mutation visible dans la société
Dans la rue, les médias et même le dialecte tunisien, les emprunts à l'anglais se multiplient. De plus en plus d'entreprises privilégient la communication bilingue arabe-anglais, au détriment du français.
Pour beaucoup de jeunes, l'anglais est perçu comme la langue de l'avenir, celle qui ouvre les portes d'un monde globalisé. Le français, lui, conserve une image liée au passé colonial ou à une élite traditionnelle, ce qui le rend moins attractif pour une génération en quête de modernité et d'ouverture.
Quelles conséquences pour la France ?
Ce basculement linguistique dépasse la simple question académique : il traduit une recomposition géopolitique et culturelle. Pour la France, longtemps considérée comme la puissance d'influence linguistique en Tunisie, les conséquences sont multiples :
– Perte d'influence culturelle : la langue française, jadis vecteur de soft power, recule au profit de l'anglais, réduisant l'impact des médias, des instituts culturels et des universités francophones.
– Affaiblissement économique : les entreprises françaises présentes en Tunisie devront s'adapter à un environnement où l'anglais devient la norme, notamment dans les affaires et les nouvelles technologies.
– Redéfinition des relations bilatérales : à mesure que la Tunisie s'aligne davantage sur l'anglais, elle s'ouvre davantage à des partenariats anglo-saxons, réduisant la centralité de Paris dans sa diplomatie et sa coopération.
Ainsi, la jeunesse tunisienne confirme une tendance lourde : l'anglais supplante progressivement le français comme langue de référence de l'avenir.
Ce choix pragmatique, nourri par les opportunités académiques, professionnelles et technologiques, redessine non seulement le paysage éducatif tunisien mais aussi l'équilibre des influences culturelles.
Pour la France, ce recul du français en Tunisie représente un défi stratégique majeur dans une région où son héritage linguistique et culturel était, jusqu'à récemment, considéré comme acquis.
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