L'issue du vote de confiance de ce lundi 8 septembre était écrite, par les mêmes qui ont fait tomber le gouvernement de Michel Barnier moins de 3 mois après son installation. Le Premier ministre et son équipe ont été balayés par l'Assemblée nationale. Il a beau marteler que le « poids » de la dette est devenu « insupportable« , qu'il faut des sacrifices en urgence, que la France file droit vers un mur, les députés n'ont rien voulu entendre. La gauche, le Rassemblement national (extrême droite), les Verts et même des élus Les Républicains (la droite)… Ils se sont tous ligués pour « abattre » (une prophétie de Bayrou dans son dernier entretien) le gouvernement, avec 364 voix pour, à peine 194 voix contre et 15 abstentions. Comme il s'y était engagé, Bayrou devra déposer sa démission et celle de son gouvernement sur la table du président Emmanuel Macron demain mardi au matin. Le champ de tous les possibles s'ouvre devant le chef de l'Etat : du choix d'un Premier ministre de gauche, conformément aux résultats des législatives anticipées, à la dissolution du Parlement – très improbable à ce stade -, voire le départ du président de la République si la crise continue de bloquer tout mouvement de l'exécutif, dans un sens ou un autre… Ce qui est certain c'est que la France vient d'entrer dans un tourbillon politico-économique dont personne ne connait les développements et encore moins la fin.
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