La National Health Service (NHS) a suspendu une pédiatre consultante après des prises de position publiques en faveur de Gaza. Selon le Whittington Hospital (Nord de Londres), la Dr Eileen Krysels fait l'objet d'une enquête interne et n'a plus de plages de travail programmées pour le moment. L'établissement a confirmé la procédure samedi 13 septembre 2025, à la suite de publications de la médecin sur les réseaux sociaux et de sa participation à une manifestation à Londres le 6 septembre appelant à la fin de la guerre à Gaza. Dans une série de messages attribués à la praticienne et décrits par la presse britannique comme « antisémites », la Dr Krysels critique Israël et qualifie les combattants du Hamas de « résistants opprimés » plutôt que de « terroristes ». L'hôpital indique avoir été alerté après sa présence au rassemblement du 6 septembre. Une source administrative citée par la direction confirme qu'elle a été mise à l'écart durant la durée des vérifications internes. Cette suspension intervient dans un climat de tension autour des mobilisations pro-palestiniennes au Royaume-Uni. Ces dernières semaines, la police londonienne a interpellé des centaines de manifestants lors de défilés dénonçant la guerre à Gaza et a déféré des dizaines d'entre eux devant la justice, notamment pour soutien présumé à Palestine Action, un mouvement interdit et classé organisation terroriste par le gouvernement. Plusieurs ONG de défense des droits ont condamné ces mesures, y voyant un dépassement du cadre légal et une menace pour la liberté d'expression. Sur le plan international, le contexte reste marqué par la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza depuis octobre 2023. Les autorités sanitaires de Gaza font état de plus de 64 000 morts et 164 000 blessés depuis le début du conflit. Elles recensent également 420 décès attribués à la faim, dont 145 enfants. Ces chiffres s'inscrivent dans un cadre de dénonciations récurrentes par des organisations internationales et d'ordonnances rendues par la Cour internationale de justice appelant à des mesures de protection des civils. Les autorités israéliennes affirment pour leur part viser des objectifs militaires et contestent les accusations d'exactions systématiques. L'affaire de la Dr Krysels relance le débat, très vif au Royaume-Uni, sur les lignes rouges entre expression politique des agents publics, neutralité attendue dans les services de santé et discours de haine proscrits par la loi. D'un côté, ses soutiens invoquent la liberté d'opinion et le droit de manifester ; de l'autre, ses détracteurs estiment qu'un devoir de réserve s'impose, en particulier quand des propos sont perçus comme stigmatisants. L'issue de l'enquête disciplinaire ouverte par le Whittington Hospital devrait éclairer la façon dont la NHS entend encadrer ce type de prises de position à l'ère des réseaux sociaux. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!