La police nationale en Equateur a accusé des manifestants d'avoir attaqué son siège dans la ville d'Otavalo (province d'Imbabura) lors de la première journée de la grève nationale appelée par le mouvement indigène Conaie. Elle a affirmé qu'environ 1 000 personnes avaient mené des « actes terroristes » ayant causé d'importants dégâts matériels. Selon le média argentin Infobae, des individus cagoulés ont jeté des pierres et utilisé des armes artisanales contre des camions et des bus de passagers. Certains conducteurs ont même été contraints d'abandonner leurs véhicules pour bloquer l'autoroute Panaméricaine. Par ailleurs, un convoi de camions transportant du lait a été violemment attaqué et un véhicule d'escorte a été touché après des tirs visant ses pneus. Des centaines de protestataires ont ensuite pris d'assaut le siège de la police à Otavalo, où des bâtiments et plusieurs véhicules ont été incendiés. Ces attaques ont été qualifiées d'« actes terroristes ». Des tirs d'armes artisanales ont également visé des militaires et des policiers, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes, sans parvenir à disperser la foule. Plus tard, un hélicoptère de la police tentant d'atterrir à Otavalo a été la cible de tirs de feux d'artifice, une scène filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux. Face aux violences, les commerces du centre-ville ont baissé leurs rideaux par crainte de pillages, tandis que de petits groupes de manifestants continuaient de défiler dans les rues d'Otavalo, appelant la population à rejoindre la grève. Les autorités ont annoncé l'arrestation de trois membres des communautés autochtones à Cotacachi, ce qui a suscité de nouvelles revendications de la part des protestataires, exigeant leur libération. Dans le même temps, une caméra de surveillance a été détruite dans la zone de Caluquí. La grève, lancée par le chef de la Conaie, Marlon Vargas, s'est accompagnée de nombreux blocages routiers dans la province d'Imbabura, entre Otavalo et Cotacachi, ainsi que sur plusieurs tronçons de la route E35, où les affrontements se sont intensifiés. Les autorités ont reconnu que plus de 500 policiers n'avaient pas réussi à maîtriser la situation. De son côté, le président Daniel Noboa a dénoncé « une tentative de déstabilisation du pays ». Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!