Jean-Luc Mélenchon, sur sa page Facebook, a lancé un appel percutant à la France et à sa classe politique, à travers une publication assumée et sans compromis. Il y révèle que les Italiens et les Turcs de la flottille en mer, détenus après des opérations navales, ont été libérés par Netanyahu, soulignant que leurs Etats les ont protégés avec leur marine. En revanche, « les nôtres restent en prison », fustige Mélenchon, pointant du doigt ce qu'il qualifie de double standard honteux. Il ne tient pas sa langue : « Les lâches du gouvernement français font mépriser la France », écrit-il, dénonçant des postures hypocrites de dirigeants qui, selon lui, prêchent les droits de l'homme mais ferment les yeux lorsqu'il s'agit du sort des Français détenus à Gaza. Il rappelle que des députés restent ignorés par leurs propres assemblées lorsqu'ils soulèvent ces dossiers. Mélenchon ajoute un volet idéologique et moral à sa critique : il reproche à certains représentants de la gauche leur silence. Il mentionne Glucksmann, qu'il accuse d'un bellicisme verbal sélectif — capable de reconnaître une dictature, mais apparemment pas un génocide, un crime de guerre, un massacre, ou un kidnapping quand c'est Netanyahu qui est en cause. Pour Mélenchon, ce compromis implicite sur les principes est symptomatique d'une France qui renie ses valeurs : « Les grands principes sont vite oubliés... Quand il s'agit de Netanyahu, les postures s'évanouissent. » Dans ce message, Mélenchon s'affirme comme une voix ferme, sans complaisance ni demi-teinte, osant rappeler que la vigilance morale ne doit pas céder à l'abandon des siens. Il propose une France qui ne laisse personne derrière — ni citoyens, ni principes. Cette prise de position marque un moment politique fort : Mélenchon se positionne non seulement comme critique du pouvoir exécutif, mais comme défenseur des valeurs universelles, les exhorteant à ne pas rester des mots creux. Sa ferveur — loin d'un discours « flamingo » creux — vise à illuminer ce que beaucoup jugent être un défaut de courage politique. Soutenir Mélenchon ici ne sera pas de l'adhésion aveugle, mais reconnaître qu'une voix libre et exigeante pour la justice, même à l'international, est rare en ces temps. Et que dans le jeu politique, il faut aussi des voix qui rappellent l'âme et le sens. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!