Quelques jours seulement après l'affaire du vol d'un bracelet pharaonique ayant suscité une vive polémique en Egypte, une nouvelle disparition frappe le patrimoine national : une stèle rare a été signalée manquante dans la nécropole de Saqqarah, au sud de Gizeh. Une enquête ouverte par le Conseil suprême des Antiquités Mohamed Ismaïl Khaled, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, a confirmé que toutes les procédures légales nécessaires avaient été enclenchées et que l'affaire avait été immédiatement transmise au parquet pour enquête. Il a précisé que la tombe concernée, utilisée comme dépôt archéologique depuis sa découverte dans les années 1950, était totalement fermée et n'avait pas été ouverte depuis 2019. Une commission spécialisée a été formée afin de procéder à un inventaire complet des artefacts qu'elle abritait. Dès réception du rapport de cette commission, le dossier a été transféré aux autorités judiciaires le jour même, tandis que le ministère du Tourisme et des Antiquités suit de près l'évolution des investigations en coordination avec les organismes compétents. Une stèle en calcaire de l'époque de l'Ancien Empire De son côté, Magdi Chaker, égyptologue en chef au ministère du Tourisme et des Antiquités, a confirmé les informations faisant état de la disparition d'une stèle de la tombe de Khenti Ka, célèbre dignitaire de l'Ancien Empire. Selon lui, la pièce manquante est en calcaire, d'environ 40 sur 60 centimètres, et représente trois scènes de la vie quotidienne sous la Ve dynastie. Il a indiqué que le Conseil suprême des Antiquités menait actuellement un inventaire élargi de tous les dépôts afin de déterminer l'ampleur des pertes éventuelles. Située au sud de la pyramide à degrés de Djéser, la tombe de Khenti Ka demeure l'un des sites les plus importants de la nécropole de Saqqarah. Antécédent récent : le vol d'un bracelet en or Cette affaire survient moins de deux semaines après le vol d'un bracelet antique en or, datant de la Troisième Période intermédiaire, au musée égyptien du Caire. L'enquête de la justice administrative a révélé l'implication d'une restauratrice du musée, accusée d'avoir soustrait la pièce pour la revendre par la suite. Ce bracelet, vieux d'environ 900 ans avant J.-C., est en or massif et orné d'une pierre rare de lapis-lazuli. Il était exposé dans l'une des galeries du musée avant d'être transféré au laboratoire de restauration, en vue d'une exposition à l'étranger. Un patrimoine en danger La disparition successive d'objets de grande valeur met en lumière la vulnérabilité du patrimoine archéologique égyptien, malgré les efforts des autorités pour renforcer la sécurité et le contrôle des sites et musées. Ces affaires soulèvent de vives inquiétudes quant à la protection des trésors antiques et à leur exposition au trafic international. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!