Les pourparlers entre des représentants de Hamas et ceux du gouvernement israélien autour du plan de paix proposé par Donald Trump s'ouvrent ce lundi 6 octobre 2025 à Charm el-Cheikh, en Egypte. Ce plan prévoit, outre un échange de prisonniers et d'otages, la création d'un gouvernement de technocrates palestiniens, ainsi que l'ouverture d'un corridor sécurisé permettant aux combattants de Hamas de quitter Gaza après avoir remis leurs armes. Dans une déclaration à Tunisie Numérique, le diplomate et ancien ministre Ahmed Ounaies a affirmé que ces pourparlers rappellent ceux entamés par Yasser Arafat dans les années 1990, estimant qu'ils visent « in fine à neutraliser le mouvement Hamas ». « Une reconnaissance implicite de la résistance » Ounaies a qualifié l'opération du 7 octobre 2023 de « geste héroïque », tout en soulignant que le simple fait d'engager Hamas dans des pourparlers équivaut à une reconnaissance de sa légitimité en tant que mouvement de résistance. Selon lui, cette démarche constitue également un signal fort adressé à la communauté internationale, en particulier après que plusieurs pays européens ont reconnu l'Etat palestinien, ce qui fragilise la position israélienne et américaine. Vers une paix durable ? Pour l'ancien ministre, ces pourparlers pourraient ouvrir la voie à une solution définitive au conflit vieux de 80 ans, s'ils débouchent sur un accord garantissant la création d'un Etat palestinien souverain et fixant un calendrier pour le retrait des forces israéliennes. Dans ce scénario, Hamas accepterait même de remettre ses armes et de se retirer, à condition que la cause palestinienne trouve une issue politique globale. Ounaies conclut que le véritable enjeu des pourparlers n'est pas seulement la libération des otages, mais bien l'avenir de la Palestine en tant qu'Etat reconnu, avec des frontières définies et une souveraineté effective. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!