Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure emblématique de l'extrême droite, a une nouvelle fois franchi ce mercredi les grilles de l'esplanade des Mosquées, selon l'Agence France-Presse. Cette intrusion survient en plein cœur de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas à Charm el-Cheikh, sous médiation américaine, visant un accord sur la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza. Comme pour ajouter une couche symbolique, la visite coïncide avec la fête juive de Souccot (Fête des cabanes). Provocation en série Ben Gvir n'en est pas à son coup d'essai : il a multiplié les incursions sur le site, parfois accompagné de colons, brandissant son idéologie extrémiste comme un drapeau au milieu d'un terrain déjà miné. Ses visites répétées, assorties de prières sur l'esplanade, sont perçues comme une violation flagrante du statu quo sur ce lieu saint, le troisième plus sacré de l'islam. Réactions indignées À chaque passage du ministre, la colère s'exprime : côté palestinien, où l'on voit une provocation délibérée ; dans le monde arabe, où ces gestes sont dénoncés comme des atteintes directes à la mosquée Al-Aqsa ; et même au niveau international, où l'on redoute une nouvelle flambée de tensions. Un timing explosif Dans un contexte où Gaza est ravagée par les bombardements, où plus de 67 000 Palestiniens ont perdu la vie, et où des discussions ardues tentent tant bien que mal de déboucher sur un cessez-le-feu, la mise en scène de Ben Gvir apparaît comme une provocation calculée – une manière de rappeler que la politique israélienne, entre guerre et messianisme, aime jouer sur plusieurs registres à la fois. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!