L'Algérie était déjà la championne d'Afrique toutes catégories pour les dépenses militaires, avec le budget que concoctent les autorités pour 2026 (contenu dans le projet de loi de finances) Alger sera carrément surclassé. La course ne se fait plus avec les pays du continent africain, elle se fait avec les grandes puissances militaires de la planète. Le budget de la Défense nationale prend la tête des postes de dépenses, tous secteurs confondus. Mais ça à la limite vous me direz que ce n'est pas une surprise, ce qui l'est un peu plus c'est le montant qui sera alloué à la protection du pays face aux menaces qui rôdent : Plus de 3205 milliards de dinars, soit quelque 24,6 milliards de dollars. La sécurisation des frontières algériennes, notamment au Sud, est à ce prix. La plus grosse part de cette enveloppe sera affectée aux dépenses de fonctionnement et aux équipements militaires. Avec un tel niveau de dépense toutes les demandes de la Défense nationale et des soldats de l'Armée nationale populaire (ANP) seront prises en charge… Un budget conséquent sera alloué au financement des contrats d'armement, à la modernisation de l'arsenal militaire et à l'achat de systèmes de défense modernes. Dans le détail, le gouvernement a dégagé un fonds de 908 milliards et 280 millions de dinars pour les autorisations d'engagement et crédits de paiement dédiés à la défense de la République et du territoire national. 861 milliards de dinars seront orientés vers la logistique et l'appui multiforme. Par ailleurs un financement de 1736 milliards de dinars est réservé à l'administration générale du ministère de la Défense nationale. Reste à savoir où tout cet argent atterrira in fine, nous parlons des partenaires étrangers qui sont en pole position pour décrocher ces marchés très juteux. En vertu de son statut de pays Non-aligné, l'Algérie a mis ses oeufs dans plusieurs paniers. On sait qu'Alger a un partenariat militaire très solide avec la Russie, d'ailleurs les Algériens seront les tout premiers en Afrique à se doter du chasseur furtif de cinquième génération Su-57. Mais on sait aussi que les relations entre l'Algérie et les USA montent en puissance, la preuve : le tout premier Pacte de Défense de l'administration de Donald Trump sur le continent a été réservé au président Abdelmadjid Tebboune. On n'oublie pas la Chine… Les Britanniques aussi sont très alléchés par le pactole algérien, que la France semble avoir perdu après les coups de canif portés par le président Emmanuel Macron à l'alliance entre Paris et Alger. Donc il reste Washington, Moscou et Pékin. Nous verrons bien. Depuis 7 ans les budgets du ministère de la Défense nationale montent exponentiellement ; Alger renouvelle constamment son arsenal militaire, modernise ses équipements et se paye des systèmes d'armement sophistiqués. Ce poste de dépenses est passé de 18 milliards de dollars en 2023 à 24,6 milliards de dollars l'an prochain. Le péril terroriste, l'agitation dans la région du Sahel, l'éclosion du crime organisé, le fléau de la migration clandestine et le trafic d'êtres humains qu'il draine, le business de la drogue et des psychotropes dans cette région instable ne laissent guère le choix. C'est soit un niveau de préparation très haut, soit les forces armées sont débordées. L'Algérie a pour voisins des chaudrons – le Mali, le Niger et la Libye – dont personne ne connait le destin. Cela impose des précautions particulières et donc forcément des dépenses très conséquentes. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!