Le 13 octobre, lors de son discours devant la Knesset, le président américain Donald Trump a exprimé son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, actuellement confronté à trois accusations de corruption. Trump a suggéré, dans une intervention imprévue, que le président israélien Isaac Herzog pourrait envisager de pardonner Netanyahu pour ses démêlés judiciaires. « J'ai une idée. Monsieur le président (Israëlien Isaac Herzog), pourquoi ne pas lui accorder la grâce ? », a déclaré Trump, suscitant un mélange de réactions dans l'assemblée. Il a ajouté, avec un ton détendu, « Ce n'était pas dans mon discours, comme vous pouvez le deviner, mais j'admire cet homme assis là-bas. C'est une proposition qui a du sens, selon moi. » Benjamin Netanyahu, qui fait face à des accusations sérieuses, notamment d'avoir accepté des cadeaux somptueux, tels que des cigares, des bijoux et du champagne d'une valeur dépassant 260 000 dollars, a toujours nié toute malversation. Ces cadeaux, selon l'accusation, auraient été offerts par des hommes d'affaires en échange de faveurs politiques. Trump, connu pour sa propension à minimiser certaines controverses, a commenté cette affaire sur un ton décontracté : « Cigares et champagne, qui s'en soucie ? » tout en insistant sur son admiration pour Netanyahu, qu'il a qualifié de l'un des « plus grands leaders d'Israël en temps de guerre ». En plus de la question des cadeaux, Netanyahu est également accusé d'avoir cherché à obtenir une couverture médiatique favorable de deux grands médias israéliens, dans le cadre de deux autres affaires distinctes. Malgré ces accusations, Netanyahu et ses partisans continuent de dénoncer ces poursuites comme étant politiquement motivées et visant à le déstabiliser. Alors que le Premier ministre israélien lutte pour défendre son honneur et son poste, l'appel de Trump pour un pardon présidentiel souligne la proximité et la solidarité qui unissent les deux hommes, dans un contexte où les relations entre Israël et les Etats-Unis demeurent stratégiquement cruciales. Le débat autour des accusations de corruption de Netanyahu continue de diviser l'opinion publique israélienne, les partisans du Premier ministre estimant que les accusations sont sans fondement, tandis que ses détracteurs appellent à une prise de responsabilité politique. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!