La police israélienne a annoncé, mercredi, l'arrestation d'un homme âgé de 46 ans, soupçonné d'avoir menacé d'assassiner le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le suspect, originaire de la ville de Rishon LeZion, dans la banlieue de Tel-Aviv, fait désormais l'objet d'une inculpation pour menaces graves dans le cadre de trois affaires distinctes. Une arrestation à la porte d'une base militaire Selon le communiqué de la police, tout a commencé le 13 octobre 2025, lorsqu'un signalement a été reçu au sujet d'un individu suspect s'étant présenté à l'entrée d'une base militaire située au centre de Tel-Aviv. L'homme aurait déclaré son intention d'assassiner le Premier ministre ainsi que d'autres responsables élus. Les forces de sécurité sont rapidement intervenues et ont procédé à l'arrestation du suspect sur place, alors qu'il continuait à proférer des menaces à l'encontre des agents impliqués dans l'opération. L'individu a ensuite été conduit dans un centre de police pour interrogatoire, avant d'être présenté à un juge. Ce dernier a décidé de prolonger sa détention jusqu'à ce mercredi, le temps de permettre à la justice de statuer sur son cas. Des accusations multiples et une enquête en cours Le parquet du district de Tel-Aviv a officiellement déposé une acte d'accusation contre le suspect, pour menaces et incitation à la violence, dans trois dossiers distincts. Les autorités judiciaires ont également demandé son placement en détention provisoire jusqu'à la fin des procédures, au motif de sa dangerosité potentielle. Pour l'heure, ni la police ni le bureau du Premier ministre n'ont communiqué davantage de détails sur les motivations de l'homme ni sur la nature exacte des autres affaires mentionnées dans le dossier. Un contexte politique et social explosif Cet incident intervient dans un climat de forte tension intérieure en Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en poste depuis décembre 2022, fait face à plusieurs procès pour corruption, notamment pour pots-de-vin, fraude et abus de confiance. Il a comparu ce mercredi devant la Cour centrale de Tel-Aviv, reprenant le fil d'un procès suspendu depuis un mois. Parallèlement, la colère gronde dans la rue, notamment parmi les familles des otages israéliens détenus à Gaza, qui accusent Netanyahu d'avoir retardé la conclusion d'un accord d'échange de prisonniers. L'accord, entré en vigueur le 10 octobre 2025, prévoit la libération de 20 otages israéliens vivants et la remise de 8 corps par le Hamas, contre 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et 1 718 détenus de Gaza. Malgré cet échange, plus de 10 000 prisonniers palestiniens demeurent encore derrière les barreaux en Israël. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!