À l'occasion de la commémoration du 64e anniversaire des manifestations du 17 octobre 1961, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a adressé un message poignant dans lequel il a souligné l'importance de cette date marquante pour l'histoire de l'Algérie. Ce jour-là, des milliers de travailleurs algériens ont manifesté à Paris contre le couvre-feu imposé à la communauté algérienne, dans un contexte de lutte contre le colonialisme français. Dans son discours, Tebboune a expliqué que la pression croissante sur le colonisateur, confronté à la légitimité de la lutte du peuple algérien et à la justice de sa cause, avait plongé l'administration coloniale dans une forme de hystérie. Il a évoqué l'ordre arbitraire de Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, de mettre en place un couvre-feu discriminatoire visant spécifiquement les membres de la communauté algérienne.
Tebboune a précisé que ce couvre-feu était un acte tyrannique visant à écraser toute forme de résistance, une tentative de briser le moral des manifestants algériens qui se sont rassemblés de manière pacifique. Cependant, ce qui a suivi, selon le président, fut un massacre : des dizaines, voire des centaines, de manifestants ont été jetés dans la Seine, subissant des actes de torture, de répression brutale, et furent même envoyés dans des camps de détention.
Le président algérien a conclu son discours en soulignant que la mémoire de ces sacrifices et dévotions des membres de la diaspora algérienne restera à jamais gravée dans les mémoires, comme un symbole indélébile de la lutte pour la liberté et l'indépendance. Cette commémoration s'inscrit dans un contexte où la mémoire collective du colonialisme, et plus particulièrement des atrocités commises pendant la guerre d'indépendance, reste un sujet sensible en France et en Algérie, et continue de nourrir les débats politiques et sociaux dans les deux pays. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!