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Inquiétant pour la santé de l'économie mondiale : Le ratio or-pétrole atteint un niveau record
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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Les marchés financiers scrutent avec attention un indicateur rarement sous le feu des projecteurs : le ratio or-pétrole, qui mesure le nombre de barils de pétrole qu'il est possible d'acheter avec une once d'or. Cet indicateur, considéré comme un thermomètre de la confiance économique mondiale, vient d'atteindre un niveau inédit depuis la pandémie de 2020.
Avec un cours de l'or à 4 227 dollars l'once et un baril de Brent à 61,2 dollars, le ratio s'élève aujourd'hui à 69, selon les données compilées par Deutsche Bank. Un record qui traduit une divergence historique entre les deux matières premières : l'envolée spectaculaire de l'or d'un côté, et la faiblesse persistante du pétrole de l'autre.
Un baromètre de la peur économique
Le principe est simple : le pétrole reflète la vitalité économique, tandis que l'or agit comme valeur refuge en période d'incertitude. Quand l'activité ralentit, la demande de pétrole recule, tandis que l'or s'apprécie, signe que les investisseurs cherchent à se protéger.
« Le pétrole, pilier de l'économie réelle, subit une pression à la baisse quand la croissance s'essouffle, tandis que l'or est recherché dans ces cas de figure », explique Stephen Innes, analyste chez Spi AM.
Ce ratio avait brièvement dépassé les 88 barils en avril 2020, en plein effondrement économique lié au Covid-19, avant de retomber sous les 50. Aujourd'hui, il repasse nettement au-dessus de 60, un seuil que les marchés n'avaient plus connu depuis cette époque. Selon Deutsche Bank, il pourrait atteindre 72 à 73 en 2026, avec un Brent estimé à 55 dollars le baril et une once d'or autour de 4 450 dollars.
L'or flambe, le pétrole cale
Depuis le 1er janvier 2025, le cours de l'or a bondi de 60 %, porté par une combinaison de facteurs :
* la baisse du dollar américain,
* les réductions de taux de la Réserve fédérale américaine,
* le retour massif des investisseurs institutionnels et des ETF sur le métal précieux,
* et surtout, les achats record des banques centrales de pays émergents (Chine, Turquie, Pologne).
Pour ces dernières, il s'agit autant d'un geste de diversification stratégique que d'une réponse géopolitique aux sanctions occidentales, notamment le gel des avoirs russes.
En parallèle, le pétrole souffre d'un contexte inverse : la production mondiale de brut est en hausse, notamment grâce à l'Opep+ et au pétrole de schiste américain, tandis que la demande reste freinée par le ralentissement de la croissance mondiale. Le Brent a ainsi perdu 15 % de sa valeur en 2025.
Goldman Sachs pointe aussi des éléments géopolitiques apaisants : la désescalade entre Israël et le Hamas, ou encore la poursuite des négociations entre la Russie et l'Ukraine, autant de facteurs qui pèsent sur les cours du pétrole.
Un signal à interpréter avec prudence
Pour certains experts, cette envolée du ratio « or-pétrole » est un signe de stress profond sur les marchés. DWS y voit « un reflet de l'incertitude économique croissante ». Mais d'autres tempèrent : malgré ces signaux, Wall Street reste stable, et le S&P 500 a même enregistré en septembre sa meilleure performance en 15 ans (+3,5 %).
« Le ratio reste un indicateur mathématique, il ne reflète pas toujours fidèlement la réalité des marchés », rappelle la société de trading Pepperstone. En d'autres termes, l'écart grandissant entre l'or et le pétrole pourrait être moins un symptôme de panique qu'une conséquence des dynamiques structurelles actuelles : surproduction pétrolière, politique monétaire accommodante et recomposition géopolitique autour des réserves d'or.
Vers de nouveaux sommets ?
Pour Deutsche Bank, la tendance haussière du ratio est loin d'être terminée. Tant que les investisseurs continueront à privilégier l'or comme valeur refuge et que les prix du pétrole resteront déprimés, l'écart devrait se creuser encore.
En toile de fond, ce ratio agit comme un miroir de l'économie mondiale : il traduit la perte de confiance des marchés dans la croissance réelle au profit de la sécurité financière. Un signal que les grandes institutions surveillent de près, à l'heure où la volatilité géopolitique et les tensions commerciales s'intensifient.
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