Le député Marouane Zayen, élu au Conseil national des régions et des districts pour Ben Arous, a soumis au ministère de l'Intérieur une proposition visant à remplacer les opérations traditionnelles de levage de véhicules par un système d'amendes autocollantes apposées directement sur les pare-brise des contrevenants. Inspirée par l'expérience européenne Selon le député, cette initiative s'inspire de pratiques déjà mises en œuvre dans plusieurs pays européens. Le recours aux grues serait désormais réservé aux situations présentant un danger pour la sécurité publique ou bloquant totalement la circulation, notamment pour les services d'urgence. Dans les autres cas, les infractions seraient constatées par des agents ou des systèmes numériques, puis matérialisées par une vignette collée sur le véhicule. Objectifs et avantages de la réforme Cette proposition répond à plusieurs objectifs. Elle vise à réduire les coûts élevés liés aux opérations de levage pour les municipalités, à limiter les litiges avec les automobilistes causés par d'éventuels dommages matériels et à diminuer les tensions entre l'administration et les citoyens. Le parc automobile tunisien étant majoritairement composé de véhicules sensibles au remorquage, les amendes autocollantes constituent une solution moins invasive. Le système devrait également améliorer le recouvrement des amendes et alimenter un fonds destiné au financement de parkings intelligents dans les zones urbaines les plus congestionnées. Défis à relever pour la mise en œuvre Plusieurs obstacles devront être surmontés pour la réussite de ce mécanisme. La création d'un cadre légal et technique complet pour le constat des infractions est essentielle. La compatibilité avec les systèmes numériques existants et l'adhésion des municipalités, souvent engagées dans des contrats de levage en cours, sont également cruciales. Enfin, la perception publique du système représente un enjeu majeur. Certains citoyens pourraient considérer les amendes autocollantes comme une nouvelle source de contraintes, ce qui pourrait ralentir l'acceptation et l'efficacité de la réforme.