The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La situation politique tendue au Cameroun s'accompagne désormais d'un ralentissement massif d'Internet. L'organisation NetBlocks, spécialisée dans la surveillance de la connectivité mondiale, a annoncé ce jeudi une « perturbation importante et continue » de l'accès au réseau dans plusieurs régions du pays. Cette coupure intervient alors que les manifestations se multiplient pour dénoncer des irrégularités présumées lors de l'élection présidentielle tenue au début du mois. Dans un message adressé à l'agence Reuters, NetBlocks précise que « ces perturbations risquent de limiter la couverture des événements sur le terrain », soulignant ainsi l'impact direct de ces coupures sur la transparence de la situation politique. Un scrutin controversé Le Conseil constitutionnel camerounais a rejeté mercredi l'ensemble des recours déposés contre le scrutin du 12 octobre, ouvrant ainsi la voie à la proclamation des résultats officiels. Selon la Commission nationale de dépouillement, le président sortant Paul Biya, âgé de 92 ans, aurait remporté l'élection avec 53,66 % des voix, devant son principal rival Issa Tchiroma Bakary (35,19 %). Les autres candidats, Cabral Libii et Bello Bouba Maigari, ont respectivement obtenu 3,41 % et 2,45 %. Mais ces chiffres sont vivement contestés. Sur sa page Facebook, Tchiroma a affirmé être le « véritable vainqueur » avec 54,8 % des suffrages, contre seulement 31,3 % pour Biya, s'appuyant, selon lui, sur des données collectées dans 18 régions représentant près de 80 % du corps électoral. Cette divergence d'interprétation illustre le climat de méfiance et de polarisation extrême qui règne dans le pays. Des affrontements dans le Nord Les tensions se sont rapidement traduites par des affrontements entre les forces de sécurité et des partisans de l'opposition dans plusieurs villes, notamment à Maroua et Garoua, situées dans le nord du Cameroun. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des rassemblements dispersés à coups de gaz lacrymogènes, tandis que plusieurs témoins font état d'arrestations. Vers une confirmation de la victoire de Biya Malgré la contestation, tout semble indiquer que Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans, s'apprête à entamer un nouveau mandat. Le Conseil constitutionnel, seule instance habilitée à valider les résultats définitifs, devrait se prononcer d'ici le 27 octobre. En attendant, le pays reste suspendu à une décision qui pourrait soit confirmer la continuité du régime, soit attiser davantage la colère d'une opposition galvanisée par le sentiment d'injustice. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!