La Tunisie a salué, ce mercredi 22 octobre 2025, l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) concernant les obligations de l'entité sioniste occupante relatives à la présence et aux activités des Nations unies, des organisations internationales et des Etats tiers sur le territoire palestinien occupé. Dans un communiqué officiel, Tunis a souligné avoir participé activement à cette procédure par le dépôt d'un mémoire écrit et d'une plaidoirie orale, afin de soutenir le droit du peuple palestinien à l'assistance internationale, à la survie en tant qu'entité nationale et à l'autodétermination. Un tournant juridique majeur pour la cause palestinienne Le gouvernement tunisien considère que la décision de la CIJ constitue « une étape historique » dans la consolidation du fondement juridique du droit du peuple palestinien et dans la confirmation de l'illégalité de la présence de l'occupation israélienne dans les territoires palestiniens. Selon la Tunisie, ce verdict rappelle clairement l'absence de toute souveraineté légale du pouvoir occupant sur ces territoires et réaffirme le caractère illicite de son expansion. Des obligations claires pour la puissance occupante Tunis a également insisté sur les obligations juridiques découlant de cet avis, notamment la nécessité d'assurer l'acheminement de l'aide humanitaire, la protection des civils, et la fourniture de services essentiels, notamment en matière de santé dans la bande de Gaza et dans le reste du territoire palestinien. La CIJ a également exigé de l'entité occupante qu'elle facilite les opérations de secours menées par les Etats et les agences onusiennes, au premier rang desquelles l'UNRWA, et qu'elle mette fin aux déplacements forcés, aux expulsions collectives et à l'utilisation de la famine comme méthode de guerre. Pour Tunis, ces conclusions illustrent le mépris systématique de la puissance occupante à l'égard du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme, en violation de la Charte des Nations unies et des règles régissant les immunités et prérogatives des institutions internationales. Un appel à la communauté internationale La Tunisie estime que la responsabilité juridique et morale incombe désormais à l'ensemble des Etats membres de l'ONU, appelés à faire pression sur l'occupant afin d'assurer l'application des conclusions de la Cour et à œuvrer à l'adoption d'une résolution onusienne contraignante. Le communiqué appelle également à cesser tout soutien direct ou indirect aux politiques d'occupation et de colonisation qui, selon Tunis, visent à « effacer un peuple entier ». En conclusion, la Tunisie a réaffirmé son engagement inébranlable aux côtés du peuple palestinien résistant, rappelant que ses droits légitimes et imprescriptibles — au premier rang desquels la création d'un Etat indépendant sur l'ensemble du territoire de la Palestine, avec Jérusalem pour capitale — ne sauraient être abandonnés ni effacés par le temps. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!