The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La Tunisie a accueilli environ 9,05 millions de visiteurs entre le 1er janvier et le 20 octobre 2025, soit une progression de 9,2 % par rapport à la même période de 2024. Cette trajectoire conforte l'objectif officiel d'atteindre environ 11 millions d'arrivées d'ici la fin de l'année, porté à la fois par la bonne tenue des marchés européens et maghrébins, ainsi que par la reprise graduelle de nouveaux flux lointains. Dans le détail, les autorités touristiques signalent notamment le retour du marché chinois, qui dépasse 21 000 visiteurs au 20 octobre 2025, en hausse de 17,9 % en glissement annuel, un signal encourageant pour la diversification des clientèles à moyen terme. La montée en puissance des destinations sahariennes constitue l'un des marqueurs de cette fin de saison. Les régions de Tozeur, Douz, Kébili et Tataouine capitalisent sur un positionnement expérientiel – désert, oasis, culture et astronomie – qui allonge le calendrier touristique au-delà du pic estival littoral. Les grands rendez-vous de l'automne 2025 y jouent un rôle d'accélérateur : le Balloons Event Show, organisé du 24 octobre au 1er novembre sur l'axe Djerba–Douz–Tozeur, attire une audience internationale adepte d'images spectaculaires et de produits « instagrammables », tandis que le Festival international du Sahara à Douz, en fin d'année, draine traditionnellement plus de 50 000 visiteurs sur l'édition, dopant l'activité des hébergements, de la restauration et des artisans. À Tozeur, la tension sur la capacité s'est déjà matérialisée lors du Nouvel An 2024/25 avec des taux d'occupation frôlant parfois les 100 %, rappelant l'enjeu d'investissements ciblés pour soutenir la croissance future. Sur le plan macro, la performance 2025 s'explique par un faisceau de facteurs convergents. D'abord une offre mieux segmentée : balnéaire à l'Est, city-break culturel dans les médinas, et « slow tourism » dans les oasis et les ergs. Ensuite un effet calendrier favorable avec des vacances d'automne européennes plus étalées, permettant de lisser les arrivées. Enfin, une stratégie de promotion rehaussée autour des thématiques nature, patrimoine et bien-être, qui capte des clientèles au pouvoir d'achat différencié et sensibles à l'authenticité. Cette diversification contribue à réduire la dépendance au seul été littoral, tout en augmentant la valeur par visiteur grâce aux activités de niche (randonnée, bivouac encadré, observation du ciel, circuits 4×4 réglementés, ateliers d'artisanat). Reste un défi opérationnel : accompagner la demande dans le Sud par des capacités et des services à la hauteur. Les pics d'occupation observés imposent d'accélérer la montée en gamme d'une partie du parc d'hébergement, d'améliorer la connectivité aérienne et terrestre, et de renforcer la formation aux métiers du désert (guides, sécurité, premiers secours, écoconduite). La gestion durable des flux – eau, déchets, préservation des sites sensibles, chartes d'accès aux dunes – devient un impératif pour pérenniser l'attrait de ces paysages et répondre aux attentes RSE des tour-opérateurs. À court terme, l'enjeu est aussi logistique : étaler les réservations, mutualiser des solutions de transport local et garantir des standards de qualité homogènes entre opérateurs. La dynamique observée au 20 octobre 2025 suggère que la cible d'environ 11 millions d'arrivées à fin décembre est atteignable, sous réserve d'un dernier trimestre sans choc exogène majeur. L'industrie se projette déjà sur 2026 avec trois priorités : consolider la reprise des marchés lointains (y compris la Chine), amplifier le récit de marque autour du « désert vivant » – un Sahara d'expériences culturelles et naturelles – et convertir les pics événementiels en flux réguliers grâce à des calendriers trimestriels d'animations. Dans ce contexte, la filière saharienne apparaît comme un levier d'allongement de saison, de montée en valeur et de rééquilibrage territorial, tout en exigeant une gouvernance fine pour concilier croissance et durabilité. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!