The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les représentants de la Présidence du gouvernement ont indiqué, lors d'une audition tenue ce vendredi à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacrée au projet de budget de la Présidence du gouvernement pour l'année 2026, que l'élaboration du budget s'est appuyée sur une vision stratégique à l'horizon 2035, fondée sur le document de plan et le programme d'action quinquennal 2026-2030. Lors de cette séance conjointe entre la Commission de l'organisation et du développement administratif et la Commission des plans de développement du Conseil des régions et des districts, les représentants du gouvernement ont affirmé que le lancement des nouveaux programmes débutera dès l'adoption du plan et du budget alloué, parallèlement à la poursuite des programmes en cours. Ces programmes concernent principalement l'accélération du rythme des réformes dans les domaines de la digitalisation, de la gouvernance, de la lutte contre la corruption, de la modernisation de l'administration, des marchés publics, de la fonction publique et du système de contrôle, ainsi que la relance des grands projets bloqués et le renforcement du partenariat public-privé. Les priorités pour les prochaines années, selon la Présidence du gouvernement, portent sur le renforcement du rôle social de l'Etat, la garantie du droit des citoyens à une répartition équitable des richesses, ainsi que sur le développement équilibré et inclusif entre les régions. La mission de la Présidence du gouvernement pour 2026 a été fixée à 359,315 millions de dinars, en hausse de 5,9 % par rapport au budget de 2025. Cette enveloppe comprend 201 millions de dinars de dépenses salariales, dont 15,7 millions de dinars destinés à couvrir les répercussions financières de la fusion de la Nouvelle Société de l'Imprimerie, de la Presse et de l'Edition avec Dar Assabah. Les dépenses de fonctionnement sont évaluées à 26,3 millions de dinars, soit une hausse de 3,9 millions par rapport à l'année précédente, réparties entre les services centraux de la Présidence du gouvernement et les subventions accordées aux institutions administratives. Les dépenses d'intervention s'élèvent à 48,9 millions de dinars, tandis que les dépenses d'investissement atteignent 7,3 millions de dinars, réparties entre projets en cours (3,2 millions) et nouveaux projets (4,8 millions). Le projet de budget prévoit également 7,5 millions de dinars alloués à certaines instances indépendantes, dont 5,1 millions de dinars pour la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), 1,9 million de dinars pour l'Instance nationale pour la prévention de la torture, et 0,5 million de dinars pour l'Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi. Plusieurs députés ont toutefois souligné des incohérences, notamment la dotation d'organismes n'existant plus réellement, ainsi que les montants dérisoires alloués à l'Instance de protection des données personnelles (5 000 dinars) et à l'Instance d'accès à l'information (200 000 dinars). Les représentants du gouvernement ont précisé que ces montants concernent uniquement les salaires et indemnités du personnel encore en fonction au sein de ces instances. Les parlementaires ont soulevé plusieurs questions concernant le retard pris dans la révision de la loi sur la fonction publique et du décret régissant les marchés publics, la lenteur des investissements, ainsi que le travail de la commission spéciale chargée de l'audit des recrutements et de la vérification des diplômes universitaires. Ils ont également évoqué la situation de l'Instance nationale de lutte contre la corruption et le sort de ses agents et employés. D'autres interventions ont porté sur la lenteur des structures de contrôle, la lutte contre la corruption, la loi sur les associations, la régularisation des situations professionnelles précaires (travailleurs des chantiers, sous-traitants, docteurs au chômage), ainsi que sur les résultats du partenariat public-privé, la gestion des biens confisqués, le règlement pénal à l'amiable et les grands projets publics bloqués. En réponse, les représentants de la Présidence du gouvernement ont annoncé le lancement de 34 "Maisons de services numériques" destinées à offrir 26 services aux citoyens dans 21 gouvernorats. Huit de ces espaces ouvriront dès le mois de décembre prochain, avant une évaluation de l'expérience en vue de son extension. Ils ont également indiqué que 60 % des projets publics bloqués ont trouvé une issue, tout en reconnaissant des problèmes de gouvernance dans le suivi de leur mise en œuvre. Des textes réglementaires sont en cours d'élaboration afin de lever ces obstacles à l'avenir. Par ailleurs, dans le cadre de la révision exceptionnelle visant à indemniser les entreprises en difficulté, 683 dossiers sur 730 ont été étudiés par une commission spéciale rattachée à la Présidence du gouvernement, qui a approuvé des compensations totalisant 40 millions de dinars. Enfin, concernant le programme de réforme et de gouvernance des entreprises et établissements publics, les représentants du gouvernement ont indiqué qu'un décret relatif à la révision de la composition des conseils d'administration a d'ores et déjà été approuvé. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!