The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La multinationale japonaise Sony Corporation a annoncé sa décision de dissoudre son activité de développement de semi-conducteurs en Israël et de ramener l'entité à son statut antérieur sous l'appellation Altair Semiconductor, une annonce perçue comme un recul stratégique majeur pour l'économie israélienne et son secteur technologique de pointe. Le centre technologique situé à Hod Hasharon, dans la région de Herzliya, employait environ 200 personnes. Ce site avait été intégré par Sony après l'acquisition de Altair en 2016, pour un montant de 212 millions de dollars, après qu'une jeune entreprise israélienne ait levé à elle seule près de 135 millions de dollars en capital-risque. Le centre était spécialisé dans les puces de communication LTE et 5G, conçues pour améliorer les chaînes logistiques et la gestion d'entrepôts via des capteurs et systèmes connectés. Cependant, selon le quotidien économique israélien Globes, ce projet a souffert au fil des années d'un environnement économique et sécuritaire moins favorable, d'un recul des financements étrangers et d'une instabilité perçue dans le pays. Plusieurs vagues de licenciements avaient déjà précédé ce retrait, alors que la logique d'« accumulation d'employés » a été remplacée par une politique de réduction des coûts dans les grandes entreprises technologiques. En retournant à une structure indépendante sous le nom d'Altair, Sony conserve une participation minoritaire mais abandonne le rôle opérationnel qu'elle avait envisagé. Le journal israélien signale que ce mouvement constitue « un retrait réel » de Sony du paysage industriel israélien, alors même qu'Altair était longtemps symbolique du partenariat technologique Israël-Japon. Selon des acteurs du secteur, ce départ traduit un regain de défiance envers « la continuité d'un écosystème de recherche et développement » dans un pays qui se présentait naguère comme le « Silicon Wadi ». Le contexte géopolitique, l'augmentation des coûts et la moindre attractivité des investissements étrangers renforcent cette perception. Pour Israël, cela représente un coup dur : perdre un haut-lieu de l'innovation en semi-conducteurs, alors que le pays cherchait à asseoir sa place mondiale dans ce segment stratégique. Ce retrait s'ajoute à d'autres mouvements d'entreprises étrangères depuis 2024, reflétant un glissement préoccupant pour les ambitions technologiques du pays. Sony n'a pas souhaité commenter officiellement les conséquences du départ sur l'emploi ; l'administration provisoire d'Altair, dirigée par Nohik Simel, indique qu'elle poursuivra ses activités tout en anticipant « des évolutions structurelles majeures ». Au-delà de la fermeture d'un site, cette décision met en lumière l'érosion progressive de la compétitivité d'Israël dans les technologies avancées. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!