The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La dernière actualité internationale a été marquée par un mélange de crispations politiques, de signaux économiques contradictoires et de dossiers sécuritaires qui restent ouverts. Voici un dossier complet, développé, pour situer chaque événement. 1. Etats-Unis : un shutdown devenu historique Les Etats-Unis vivent leur 36e jour de paralysie budgétaire, ce qui en fait désormais le plus long "shutdown" de l'histoire américaine. Le blocage entre la Maison-Blanche et le Congrès empêche l'adoption d'un budget fédéral et commence à peser lourdement sur l'économie comme sur l'administration. En pratique, ce sont des centaines de milliers de fonctionnaires qui sont soit en chômage technique, soit forcés de travailler sans être payés. Plusieurs services fédéraux ralentissent, les publications de données économiques sont perturbées et les milieux d'affaires parlent d'une visibilité « brouillée ». Politiquement, c'est un test pour Donald Trump, qui met la pression sur les républicains pour faire passer un texte de financement, mais qui se retrouve accusé par les démocrates de prendre l'économie américaine en otage. Les agences financières estiment que, si le blocage se poursuit, il pourrait coûter plusieurs milliards de dollars en activité perdue. 2. Moyen-Orient : trêve sous tension à Gaza Sur le front de Gaza, la situation reste qualifiée de « trêve fragile ». Des échanges de dépouilles et quelques gestes humanitaires ont eu lieu, mais sur le terrain, les sources israéliennes et palestiniennes continuent de signaler des incidents. Tel-Aviv maintient en parallèle une politique de colonisation autour de Jérusalem, ce qui envoie un signal contraire aux efforts d'apaisement. Cette contradiction nourrit la méfiance des Palestiniens et complique le travail des médiateurs arabes et onusiens. Pour les capitales de la région, le message est clair : sans cadre politique solide, la trêve peut être rompue à tout moment, d'autant que le dossier de Gaza reste lié aux rapports de force régionaux (Liban, mer Rouge, Cisjordanie). 3. Ukraine – Russie : le conflit s'enlise mais se durcit Du côté de l'Ukraine, Kyiv a revendiqué de nouvelles frappes contre des infrastructures énergétiques russes, notamment une raffinerie, poursuivant sa stratégie d'atteindre des cibles économiques loin du front. Moscou, de son côté, a haussé le ton et Vladimir Poutine a demandé à ses services de préparer des « mesures réciproques » si Washington relançait des essais ou s'approchait d'un seuil nucléaire. On assiste donc à un conflit qui ne s'arrête pas, mais qui se recompose en guerre d'usure : énergie, capacité industrielle, missiles, et maintenant dimension nucléaire dans le discours. Pour l'Europe, cela veut dire maintien des risques énergétiques et poursuite du soutien militaire à Kyiv dans un contexte budgétaire déjà tendu. 4. Economie mondiale : l'Europe respire, les marchés toussent Surprise positive : les derniers indices PMI indiquent que la zone euro a enregistré sa meilleure performance depuis plus de deux ans, avec un indice composite autour de 52,5, signe d'une activité qui repasse au-dessus du seuil de croissance. C'est une bouffée d'air pour des économies plombées depuis 2023 par l'inflation et les taux élevés. Mais cette bonne nouvelle a été rattrapée par les marchés financiers : forte correction boursière, notamment sur les valeurs technologiques et liées à l'IA. Près de 500 milliards de dollars de capitalisation sont partis en fumée en quelques heures, les investisseurs redoutant que la frénésie IA soit allée trop vite. Le président du Forum économique mondial a d'ailleurs mis en garde contre trois bulles potentielles : intelligence artificielle, crypto-actifs et dette publique. Autrement dit : l'économie réelle commence à aller un peu mieux, mais la finance, elle, redoute un atterrissage brutal. 5. Commerce international : la Cour suprême américaine s'intéresse aux droits de douane Autre info lourde mais moins visible : la Cour suprême des Etats-Unis examine la légalité des tarifs douaniers globaux imposés par Donald Trump sur la base d'une loi de 1977. Si la Cour limite ce pouvoir présidentiel, c'est toute l'architecture des guerres commerciales des dernières années qui pourrait être revue. Ce serait un soulagement pour plusieurs partenaires commerciaux (UE, Chine, Canada) qui avaient subi ces hausses de droits sans véritable contrepartie. C'est donc un dossier à suivre de près, car il peut réouvrir de l'espace dans les négociations commerciales et, à terme, alléger les tensions sur les chaînes d'approvisionnement. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!