The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'ancien diplomate tunisien Abdallah Abidi est revenu, ce jeudi, sur la dernière proposition évoquée par le président américain Donald Trump, visant à convaincre la résistance palestinienne – et en particulier Hamas – de remettre ses armes à une tierce partie en échange d'une amnistie israélienne conditionnée. Pour Washington, les combattants de Hamas toujours retranchés dans les tunnels de Rafah constituent une source majeure de tension régionale. Abidi explique que la crise ne se limite plus au face-à-face israélo-palestinien. L'Iran est directement concerné et ne peut accepter un règlement où ses intérêts stratégiques seraient ignorés. Israël, rappelle-t-il, n'a pas respecté le cessez-le-feu et a immédiatement repris ses frappes sur Gaza après la restitution des otages. De son côté, la Turquie refuse que la solution finale soit favorable exclusivement à Israël, comme le confirment les déclarations répétées du président Recep Tayyip Erdogan. Un rapport de forces international en pleine mutation Pour Abidi, la carte géopolitique mondiale est en train de se redessiner. La Chine a affirmé à plusieurs reprises son soutien à la Palestine et à Hamas, ce qui rend toute tentative de règlement unilatéral impossible. L'analyse doit également tenir compte de la situation intérieure de Donald Trump, qui voit sa popularité se fragiliser et cherche des leviers géopolitiques visant à reprendre l'avantage. Le dossier palestinien est devenu un enjeu stratégique global. Contrôler cette région, affirme Abidi, revient à contrôler l'équilibre du système mondial, ce qui explique l'implication accrue des grandes puissances, notamment Pékin. « Trump ne pourra pas imposer sa vision » Selon Abidi, si un règlement régional solide venait à être trouvé, chaque acteur consoliderait sa place sur la scène internationale, dans un contexte de recul du dollar et de recomposition des alliances globales. Trump ne pourra donc pas imposer un scénario unilatéral, car les Etats-Unis et Israël font face non seulement à la résistance palestinienne, mais aussi à un bloc international déterminant. Concernant la « tierce partie » évoquée pour récupérer les armes de Hamas, plusieurs noms circulent – dont l'Egypte ou la Turquie – mais ces pays portent eux-mêmes la revendication de la solution à deux Etats, soutenue également par de nombreux pays européens. Le véritable problème pour Israël n'est donc pas Hamas, mais bien cette perspective d'un Etat palestinien souverain, qu'elle refuse officiellement, comme l'a déjà déclaré Benyamin Netanyahu. En conclusion, affirme Abidi, Israël n'ayant pas réussi à imposer sa solution par la force, l'administration américaine tente désormais de l'obtenir par la négociation. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!