The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le marché du travail américain montre des signes tangibles d'essoufflement. Selon les estimations de la Réserve fédérale de Chicago, le taux de chômage aux Etats-Unis aurait atteint 4,36 % en octobre, contre 4,35 % en septembre, soit son plus haut niveau depuis quatre ans. Cette hausse, bien que marginale en apparence, traduit une tendance inquiétante : le ralentissement du rythme d'embauche et l'augmentation des plans de licenciements dans plusieurs secteurs clés. Une économie fragilisée par l'arrêt des données officielles Le rapport de la Fed de Chicago intervient dans un contexte particulier : le shutdown gouvernemental, qui paralyse depuis plusieurs semaines la publication des données officielles du Bureau of Labor Statistics (BLS) et du Bureau of Economic Analysis (BEA). En conséquence, les estimations des banques régionales de la Réserve fédérale servent de repère temporaire pour mesurer la santé du marché du travail américain. L'interruption prolongée du fonctionnement de l'administration fédérale rend impossible la publication des chiffres officiels du chômage pour septembre et octobre, habituellement attendus par les marchés. Un léger rebond dans le secteur privé Parallèlement, le rapport mensuel d'ADP, publié mercredi, fait état d'une hausse de 42 000 emplois dans le secteur privé américain au mois d'octobre, après une révision à la baisse du chiffre de septembre (+29 000). Cette amélioration reste modeste et ne reflète pas un véritable redémarrage du marché du travail, selon les analystes. Les secteurs de l'éducation, de la santé, du commerce, des transports et des services publics ont tiré cette croissance, tandis que les domaines des services professionnels, de l'information, du divertissement et de l'hôtellerie continuent de supprimer des postes pour le troisième mois consécutif. « Les employeurs privés ont recommencé à embaucher pour la première fois depuis juillet, mais les chiffres restent modestes comparés à ceux du début d'année », a déclaré Nela Richardson, économiste en chef chez ADP. Des signaux de prudence dans les prévisions Les économistes se montrent prudents face aux données publiées par ADP, soulignant qu'elles reposent sur un échantillon limité d'entreprises utilisant ses services de paie. « Les données d'ADP doivent être considérées comme complémentaires, et non comme un substitut aux statistiques officielles », a rappelé Matthew Martin, économiste principal chez Oxford Economics. Cette distinction est d'autant plus importante que l'économie américaine traverse une phase de transition délicate, entre tension inflationniste, ralentissement de la croissance, et incertitudes politiques liées à la paralysie de Washington. Le spectre d'un ralentissement durable Si la tendance actuelle se confirme, la hausse du chômage pourrait forcer la Réserve fédérale à revoir son calendrier monétaire. La banque centrale avait déjà signalé qu'elle surveillait de près les signaux de faiblesse du marché du travail, considérés comme un indicateur avancé du ralentissement économique. L'économie américaine reste toutefois loin des niveaux critiques de récession. Le taux de chômage demeure inférieur à 5 %, seuil symbolique de vigilance, mais la hausse progressive sur plusieurs mois consécutifs inquiète les investisseurs. Le rapport officiel du Bureau of Labor Statistics sur l'emploi d'octobre, initialement prévu ce vendredi, a été reporté indéfiniment en raison de l'impasse budgétaire. En attendant, les observateurs redoutent que la combinaison du shutdown fédéral, de la baisse de confiance des entreprises et du ralentissement du recrutement ne fragilise davantage la première économie mondiale. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!