The liveblog has ended. No liveblog updates yet. À partir de vendredi, les citoyens russes auront beaucoup plus de mal à entrer dans l'espace Schengen. Bruxelles a décidé de restreindre la délivrance des visas, invoquant à la fois la guerre en Ukraine et une série d'"attaques hybrides" attribuées à la Russie depuis 2022. La logique européenne est assumée. "Lancer une guerre et s'attendre à pouvoir se déplacer librement en Europe est difficile à justifier", a rappelé la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas. Autrement dit : on ne peut pas d'un côté bombarder l'Ukraine et de l'autre venir faire du tourisme à Paris ou Barcelone comme si de rien n'était. Ce qui change concrètement * les Russes ne pourront plus, sauf exceptions, obtenir de visas à entrées multiples (ceux qui permettent d'entrer plusieurs fois dans Schengen pendant des mois ou des années) ; * ils ne recevront que des visas à entrée unique, valables pour un seul voyage ; * chaque nouvelle venue devra donc faire l'objet d'un nouveau contrôle. La Commission européenne explique que cela permettra de "réexaminer plus souvent" les personnes qui souhaitent entrer dans l'UE et de "réduire les risques pour la sécurité". Pourquoi maintenant ? Parce que le flux ne baisse pas. Plus d'un demi-million de Russes ont obtenu un visa Schengen en 2024, selon les chiffres de Bruxelles, soit nettement plus que l'année précédente. Beaucoup de ces entrées ont été enregistrées durant l'été, vers les destinations touristiques classiques : France, Espagne, Italie. Plusieurs capitales jugent ce décalage insupportable : "Nous ne pouvons pas accepter que des Russes voyagent et profitent de leur vie alors que leur gouvernement tue des Ukrainiens et menace notre sécurité au quotidien", a confié un diplomate européen. Les Etats membres notent aussi que ceux qui voyagent sont souvent les plus aisés, pas les opposants. Un outil politique autant que sécuritaire Depuis le début de la guerre, l'UE n'a jamais totalement fermé la porte aux citoyens russes, mais elle a progressivement durci les conditions (suspension de l'accord de facilitation des visas, contrôles plus stricts, refus possibles pour raisons de sécurité). Cette nouvelle étape vise à rendre les entrées moins automatiques, plus surveillées, et à envoyer un signal : il y a un coût à soutenir – ou à ne pas contester – la guerre du Kremlin. Les demandes humanitaires, familiales ou diplomatiques restent possibles, mais le tourisme "comme avant" devient plus compliqué pour les détenteurs de passeports russes. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!