The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Mali traverse une nouvelle crise sécuritaire majeure. Après l'enlèvement de cinq travailleurs indiens jeudi dans l'ouest du pays, le ministère français des Affaires étrangères a appelé ses citoyens à « quitter le pays dans les plus brefs délais » en raison d'un contexte qualifié d'« inquiétant sur le plan de la sécurité ». Un enlèvement qui illustre la fragilité du pays Les cinq hommes kidnappés travaillaient pour un projet d'électrification près de la localité de Kobri, à l'ouest du Mali. Leur société a indiqué avoir rapatrié les autres employés indiens à Bamako pour des raisons de sécurité. Aucune revendication n'a encore été faite. Cette affaire survient alors que le pays fait déjà face à un blocus des camions-citernes de carburant imposé par le groupe djihadiste Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM). Depuis septembre, ce blocus cible les transporteurs venant du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, provoquant une crise logistique et une pénurie de carburant dans la capitale malienne. Paris déclenche une procédure d'évacuation La France, comme d'autres pays occidentaux tels que les Etats-Unis et l'Allemagne, a demandé à ses ressortissants de quitter le Mali si possible. Le ministère français conseille d'emprunter un vol commercial plutôt que des déplacements terrestres, alors que les axes routiers sont désormais régulièrement attaqués. L'alerte souligne que « le contexte actuel exige une vigilance maximale et l'évitement de toute locomotion non indispensable ». Elle s'ajoute à un tableau déjà sombre où des attaques à tout moment sont jugées plausibles, d'après les évaluations officielles. Un pays aux prises avec un engrenage sécuritaire Depuis les deux coups d'Etat successifs en 2020 et 2021, le Mali reste englué dans un conflit armé contre divers groupes affiliés à al-Qaïda et à l'Etat islamique. Le gouvernement militaire peine à exercer un contrôle effectif sur l'ensemble du territoire. Les fiefs de l'insurrection s'étendent désormais jusqu'aux axes de ravitaillement stratégique, notamment ceux reliant Bamako aux ports du golfe de Guinée. L'enlèvement des travailleurs indiens et l'appel à l'évacuation des ressortissants étrangers illustrent la dégradation continue de la sécurité. Quelles conséquences pour les acteurs étrangers et le pays lui-même ? Pour les entreprises étrangères, un nouveau palier de risque vient d'être franchi. Les déplacements et les installations au Mali sont désormais soumis à des conditions extrêmement périlleuses. Pour le pays, l'impact est double : crise économique aggravée par les ruptures d'approvisionnement, et isolement diplomatique croissant à mesure que les missions étrangères réduisent leur présence. L'enlèvement de travailleurs indiens, après celui d'émissaires des Emirats arabes unis et d'un Iranien en septembre, témoigne d'un climat où les étrangers deviennent des cibles privilégiées. Ainsi, le Mali est aujourd'hui pris en étau entre insécurité chronique, effondrement logistique et isolement international. L'enlèvement des cinq Indiens et l'appel pressant de Paris à quitter le pays confirment que la situation ne permet plus de maintenir une activité "normale". Les prochains jours seront décisifs : un accord entre autorités maliennes et groupes armés pourrait éviter une nouvelle escalade, mais pour l'instant, le Sahel demeure l'une des zones les plus instables du monde. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!