The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'ancien président Nicolas Sarkozy est libre depuis quelques heures, enfin, pas tout à fait ; c'est une liberté conditionnelle assortie d'un contrôle judiciaire très strict dont le cadre sera fixé ultérieurement. En attendant l'examen de son recours en appel suite à la condamnation à 5 ans de prison, pour associations de malfaiteurs. On verra si la facture de Sarkozy restera la même, si elle sera corsée ou si les juges allégeront son fardeau. Il a été très efficace ce matin face au Tribunal, une comparution à distance. L'ancien chef d'Etat n'a pas hésité à s'épancher sur sa situation à la prison de la Santé. Il a évoqué ses conditions de détention « très dures » et « éreintantes » ; l'avocat de profession savait qu'il fallait tirer sur cette corde, il ne s'est pas gêné. Manifestement ça a payé, après 20 jours de détention la cour d'appel de Paris a sorti Sarkozy des affres de la prison. Avant ce dénouement lui et ses proches avaient pris soin de théâtraliser les tourments derrière les barreaux, avec tous ces ennemis tapis dans l'ombre, au point que l'ancien président refuse de toucher à ses repas par peur d'être empoisonné. On ne sait pas si les juges ont été sensibles à cette mise en scène, ce qu'on sait c'est qu'il n'a pas osé la rejouer par visioconférence. « J'ai répondu scrupuleusement à toutes les convocations. Je n'avais pas imaginé attendre 70 ans pour connaître la prison. Cette épreuve m'a été imposée, je l'ai vécue. C'est dur, c'est très dur, ça l'est certainement pour tout détenu, je dirais même que c'est éreintant« , a-t-il argué à la fin de l'audience. Avant lui un de ses avocats, Me Jean-Michel Darrois, a pris la parole à ses côtés : Pour « le président, même s'il est un homme fort, robuste et courageux, cette détention a été pour lui une grande souffrance et une grande douleur« . « C'est la détention qui constitue une menace pour Nicolas Sarkozy, pas le contraire« , a corroboré Me Christophe Ingrain, un autre membre du comité de défense… Il a pris soin de rappeler que son client très spécial était « placé à l'isolement » et sous la protection de deux agents en raison de son statut et des risques pour sa sécurité. Ça c'était pour dégonfler définitivement la polémique sur les « privilèges indus », un tollé que les juges ont certainement entendu. Sarkozy a remis la gomme après les réquisitions du parquet général, en clamant son innocence. « Je souhaite que la cour soit convaincue d'une chose: je n'ai jamais eu l'idée folle de demander à M. Kadhafi quelque financement que ce soit, a-t-il assuré. Jamais je n'avouerai quelque chose que je n'ai pas fait (…) J'aime mon pays, ma famille est en France et je me bats pour que la vérité triomphe« . Ce dernier morceau c'était pour convaincre les juges que toute fuite à l'étranger est exclue, puisque tout ce qui lui est cher est en France (pas comme le Franco-Algérien Alexandre Djouhri, dont la demande de mise en liberté a été rejetée). Puis Sarkozy a tenu à « rendre hommage » au personnel pénitentiaire « qui a permis de rendre ce cauchemar supportable« . À 13h30 la cour d'appel de Paris a répondu favorablement à la requête de l'ancien président. Après ça c'était de simples formalités administratives de levée d'écrou, une affaire de quelques heures avant que l'ex-chef d'Etat regagne son domicile qu'il a quitté le 21 octobre dernier devant des centaines de supporters. Rendez-vous très prochainement pour le jugement en appel…
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