The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le football camerounais connaît un tournant décisif dans la crise opposant le ministère des Sports à la Fédération camerounaise de football, après le refus de Samuel Eto'o, président de la Fédération, de ce qu'il a qualifié d'« ingérence administrative illégale » dans le processus électoral à venir. Les origines de la crise remontent au 14 novembre 2025, date à laquelle la Fédération a reçu une lettre officielle du ministère des Sports l'informant de son incapacité à désigner ses représentants à l'Assemblée générale élective de la Fédération. Une position que l'équipe de direction d'Eto'o a interprétée comme une tentative manifeste d'influencer le déroulement des élections, lesquelles relèvent exclusivement des instances sportives compétentes. Selon les documents officiels transmis en réponse par la Fédération, Eto'o a souligné que le courrier du ministère ne repose sur aucun fondement juridique autorisant celui-ci à suspendre ou entraver un processus électoral reconnu aux niveaux national et international. Il a également affirmé que la lettre datée du 21 août 2025, invoquée par le ministre, ne contient aucun texte conférant à ce dernier le pouvoir d'interrompre la procédure électorale. La Fédération s'est appuyée sur le cadre juridique défini depuis la signature, en 2021, de la convention CAF – Fédération camerounaise, laquelle établit trois principes clairs : * l'indépendance des fédérations sportives ; * l'interdiction de toute ingérence administrative dans les affaires du football ; * la compétence exclusive des organes statutaires pour organiser les élections. La Fédération a précisé que les conditions imposées par le ministre, comme l'instauration « de mesures correctives » avant les élections ou la subordination du processus à la présence de représentants du ministère, contreviennent totalement à l'article 14 de ladite convention, qui interdit toute intervention susceptible de porter atteinte à l'intégrité du scrutin. Eto'o a averti que la poursuite de cette pression administrative pourrait exposer le Cameroun à des sanctions de la FIFA et de la CAF, en plus de risques de litiges internationaux et d'une atteinte à l'image du pays sur la scène sportive. Il a ajouté que l'absence de représentants du ministère n'affecterait ni la validité ni la légitimité du processus électoral, le cadre statutaire ne conférant au ministère aucun droit de veto ou de validation des résultats. Dans un ton mêlant fermeté et ouverture, Samuel Eto'o a invité le ministère des Sports à revoir sa position « afin de préserver un climat d'apaisement », tout en assurant que la Fédération reste disposée à coopérer dans les limites du droit. En conclusion, la Fédération camerounaise de football a réaffirmé que les élections ne seront ni suspendues ni reportées, et qu'elles se tiendront à la date prévue, estimant que toute tentative de les conditionner à une décision « dépourvue de tout fondement légal » est irrecevable. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!