The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Maroc continue d'accélérer la modernisation de ses forces armées. Le budget militaire du royaume atteindra 14,5 milliards de dirhams en 2026, un niveau jamais enregistré jusqu'ici. Cette hausse s'inscrit dans une dynamique amorcée depuis plus d'une décennie, marquée par une augmentation régulière des dépenses consacrées à la défense. Une partie importante de cette enveloppe est destinée à l'acquisition d'équipements militaires auprès de plusieurs partenaires. Rabat a multiplié les contrats d'armement avec la Turquie, la Chine, les Etats-Unis, Israël et l'Inde, dans le but de diversifier ses sources d'approvisionnement. Les achats portent notamment sur des drones, des systèmes de défense et divers équipements de combat. Depuis la normalisation de ses relations avec Tel-Aviv fin 2022, dans le cadre des accords d'Abraham, la coopération militaire entre Rabat et Israël s'est intensifiée. Le Maroc ne se limite plus à l'acquisition d'armes : il cherche aussi à structurer une industrie nationale de défense, capable à terme de produire et d'entretenir une partie de ses équipements. Dans cette logique, plusieurs projets industriels majeurs ont été lancés. À Berrechid, l'usine Tata Advanced Systems Morocco (TASM) doit produire des véhicules blindés WhAP 8×8. Le site affiche un taux d'intégration locale de 35 %, appelé à atteindre 50 % à moyen terme. Le projet ambitionne de soutenir l'économie régionale et de faire du Maroc une plateforme d'exportation vers l'Afrique. En parallèle, un centre régional de maintenance aéronautique est en construction à Benslimane. Piloté par Maintenance Aéro Maroc, en partenariat avec Sabena Engineering, Lockheed Martin et MedZ, ce centre assurera la maintenance des avions F-16 et C-130. Selon son directeur général, Amine Chafik, il pourrait également traiter des appareils destinés à l'exportation. Le secteur des drones connaît lui aussi une expansion rapide. La société israélienne BlueBird a confirmé l'installation d'une unité de production de drones SPY-X au Maroc, assortie d'un transfert technologique. Dans le même temps, le constructeur turc Baykar, via sa filiale Atlas Defense, prévoit une implantation industrielle à Benslimane. Ces initiatives visent à bâtir un écosystème national dans les domaines des véhicules blindés, de l'aéronautique, de la maintenance militaire, des drones et de la fabrication de composants. Le budget militaire 2026 consacre également des fonds au renforcement de la surveillance des frontières, à l'acquisition d'hélicoptères Apache, au renouvellement des blindés, au développement de l'artillerie côtière et à la modernisation des patrouilleurs maritimes, selon des sources proches des Forces armées royales. Avec ces investissements, le royaume confirme sa volonté d'accélérer la montée en puissance de son outil militaire, tout en développant des capacités industrielles locales destinées à réduire sa dépendance extérieure. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!